Comment arrêter de vouloir plaire aux autres et être en accord avec soi ?

plaire aux autres
Photo par François Harray

 

Sur un article de mon autre blog www.sadoptersoi.com, j’explique aux adoptés comment arrêter de plaire aux autres par leur faux Moi. Cette notion peut notamment exister chez les non-adoptés. Simplement à cause d’une blessure d’enfance non-résolue. Je vous en dit plus dans cet article.

 

Comment arrêter de vouloir plaire aux autres ?

 

Lorsque vous voulez plaire aux autres, 2 choix s’offrent à vous : soit vous montrer tel que vous êtes, être soi, soit vous montrer sous la forme d’une autre personne, un faux-Moi. Certains me diront : “Ou soit ne montrer qu’une partie de vous-même.” mais ça revient à être soi 😉 Nous allons nous concentrer sur le deuxième choix, qui est de loin le plus problématique pour ceux qui en sont fatigués. “Fatigués de faire semblant.”

 

Le faux Moi, qu’est-ce que c’est ?

 

C’est simplement la personne que vous avez décidé d’être quand vous vous trouvez en présence d’autres personnes. On pourrait l’appeler Moi adaptatif d’ailleurs ! Car vous prenez soin de vous adapter à chacun, afin de ne pas les déranger ou les blesser par ce que vous pensez. C’est tout un jeu dans lequel vous êtes pris et dont vous respectez les règles assidûment.

 

Pourquoi avoir un faux Moi ?

 

Quand on y réfléchit, c’est assez logique. Un faux Moi permet de nous sentir intégré dans les groupes en société. Avec un faux Moi, vous pouvez sentir avoir la maîtrise des relations puisque vous jouez un rôle que vous avez choisi.

Il vous permet également d’éviter les “clashs”, ou désaccords, auxquels vous ne voudrez pas avoir à vous confronter avec les autres. Vous restez donc, comme dans votre bulle, en sécurité émotionnelle, dans une impression d’harmonie avec tout le monde.

 

D’où vient le faux Moi ?

blessures d'enfance
Photo par Fred Liard

 

Plusieurs hypothèses sont possibles et ce sera très long de vous les développer toutes et entièrement dans cet article. Je vous expose donc les plus courantes, dans lesquelles vous vous reconnaîtrez peut-être.

 

  • Blessures “archaïques” :

Dans l’ouvrage, Les 5 blessures qui nous empêchent d’être nous-même de Lise Bourbeau, on retrouve 5 blessures souvent présentes chez la plupart des personnes. Elle parle de blessures de rejet, d’abandon, d’humiliation, de trahison, d’injustice… Ceci dit, la liste peut s’allonger selon les vécus et profils à mon sens. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le livre en cliquant sur cet article (il s’ouvrira dans un autre onglet).

 

  • Blessure d’enfance :

Je vais donc vous l’expliquer avec mes mots sans trop intellectualiser sur du jargon mental/scientifique. Dans le cas d’une blessure d’abandon, votre crainte première est donc d’être abandonné à nouveau. Je dis “à nouveau” car une personne portant cette blessure se l’est déjà faite quelque part dans le passé. Peut-être a-t-elle ressenti l’éloignement de sa mère, quand elle n’était âgée que d’un an, comme un abandon. Peut-être qu’un divorce a fait que les parents étaient plus sur leur situation qu’à s’occuper de leur enfant, qui s’est senti abandonné. Peut-être d’autres situations…

 

Un enfant constate. Mais étant dans le plein développement de son ego, il ramène les phénomènes extérieurs à lui, ce qu’il peut contrôler ou non… Par exemple, il ramènera innocemment un événement d’éloignement extérieur d’un proche à lui. Il s’en tiendra responsable.

Se disant que ce qui lui est arrivé est de sa faute, qu’il a du dire ou faire quelque chose de mal, il anticipera pour que la suite de sa vie soit “plus calme”. L’ego mettra en place une action défensive : il fera attention à ce qu’il dira et fera désormais vis à vis des autres. C’est là que le faux Moi naîtra. Le but est de ne plus jamais revivre cette blessure désagréable.

 

Avantages du faux Moi :

 
  • Il vous donne l’impression de vous protéger des blessures passées
  • Ils vous permet d’intégrer des groupes sociaux facilement
  • Il vous donne l’occasion de développer une capacité d’adaptation poussée avec les gens

 

Inconvénients du faux Moi :

 

  • Il vous donne “l’impression” de vous protéger des blessures, ce n’est donc qu’une illusion.
  • Ils vous permet d’intégrer des groupes sociaux facilement, mais pas forcément les plus adaptés à ce que vous êtes. Ce qui a pour conséquence de vous sentir seul ou incompris.
  • A force de vous adapter constamment aux gens, vous oubliez qui vous êtes.

 

Alors comment arrêter de plaire aux autres avec ce faux Moi ?

plaire aux autres
Photo par thematthewknot

 

La solution pourrait ne tenir qu’en une ligne : accepter de n’avoir que vous, sans faux Moi.

 

Je reformule autrement : acceptez d’être ce que vous êtes.

 

Certains d’entre vous me diront sûrement : “Plus facile à dire qu’à faire.” Et ils auront raison, car personne n’a dit que c’était facile.

 

Les raisons :

 

1) La société nous conditionne dés notre enfance à un raisonnement Duel : à être de “bonnes” personnes, de “bons” citoyens, à faire ce qu’il “faut” fait, à respecter des “devoirs” (plus que des droits d’ailleurs). Il y a donc des bonnes et des mauvaises personnes, récompense pour les uns, punition pour les autres. La sécurité de l’ego ou son insécurité. (Article sur l’ego et son rôle)

2) Vous. A force d’avoir acquis maintes et maintes fois les raisonnements duaux de notre société, vous vous êtes persuadé que ce qu’elle faisait était la seule solution, la seule issue. Vous avez développé des croyances vis à vis d’elle, qui retentissent souvent comme : “Oui mais dans la vie c’est comme ça, on n’a pas le choix !”

 

Comment être en accord avec soi ?

 

Acceptez vous entièrement :

S'accepter
Photo par Fabrizio Russo

 

Comme le disait Christophe Allain : “Il va falloir racler le fond de la poubelle.” Ce n’est pas sa citation la plus élégante mais elle explique bien ce qu’elle doit expliquer :

 

Vous accepter entièrement.

 

Pas seulement les plus belles parties de vous, mais aussi les moins belles, les plus “moches”. Car ces parties là sont ignorées suite au raisonnement duel que nous avons hérité de la société. Vous pensez avoir raison en disant : “Certaines parties de nous sont moches ? Il faut les ignorer, les cacher…” eh bien NON !

Vous êtes comme une grande cité antique peut-être : avec un vécu, des vestiges, des fondations abîmées, mais avec une grande histoire et de quoi en être fier, car de nombreuses personnes aimeraient vous l’entendre raconter aujourd’hui, ou s’enrichir de votre expérience.

 

Acceptez vos malaises :

 

Être mal à aise face aux gens peut vous faire revenir vers votre faux-Moi facilement. C’est une vieille habitude rassurante en effet. Ne vouloir rester que dans la sécurité et l’illusion de ce qui marche, alors qu’une part de vous refuse de plus en plus que vous vous mentiez à vous-même.

 

Métaphore :

Exemple du peuple français sous la gouvernance de Versailles. Les nobles vivant dans ce magnifique château ne voulaient pas en savoir plus sur ce qu’il se passait à l’extérieur. Ils ne voulaient pas avoir à faire au peuple mais ne voulaient vivre que dans la “beauté”. Et ils ont vécu de belles années certes… Puis un jour est arrivée la révolution. Malgré plusieurs signes avant-coureurs et avertissements concrets du peuple. Et nous savons tous comment ça s’est terminé…

 

Si vous ignorez une partie de vous-même, attendez-vous à ce qu’elle refasse surface souvent ! Vous ne pouvez pas donc pas choisir de ne voir que le positif. Vous devez également accepter que la vie est un tout, et arrêter avec le jugement de ce qui est positif ou négatif, bon ou mauvais

 

 Acceptez “le tout” de vous : plus vite vous le ferez et plus vite vous saurez comment contourner les obstacles !

 

Ce n’est pas grave si vous n’êtes pas le plus beau ou la plus belle, le ou la plus extravertie, le ou la plus charismatique… Au contraire, vous avez un rôle là où vous êtes aujourd’hui, même quand vous avez l’impression d’avoir raté quelque chose, vous apportez au monde. Que serait le jour sans la nuit, que serait l’extraversion sans l’introversion, que serait la force sans la faiblesse, que serait l’été sans l’hiver… Il y a des situations où c’est mieux pour vous, et même pour les autres, de se laisser aller à ses émotions.

Exprimer le fond de nous-même n’est pas une faiblesse, mais une force car vous avez eu le courage de l’exposer. Si vous ressentez de la peur, vous pouvez en parler et la plupart des gens vous rassureront. Ce qui serait désagréable pour eux, ce serait que vous soyez dépendant(e) du fait qu’elles doivent sans cesse vous rassurer, du genre : toutes les heures, à chaque interaction. Puisque c’est votre rôle de vous rassurer sur le long-terme, pas le leur.

 

Lorsque vous acceptez ceci, que devient le faux Moi ? Quel est son intérêt si l’on est déjà tout ?

 

Exemple :

“Je suis celui qui s’adapte par peur d’être rejeté par les autres,

Je suis désireux d’avoir des amis fidèles comme des apôtres,

Je peux être orgueilleux, comme parfois égoïste,

Je suis aussi partageur, quelque fois altruiste,

Je ne suis pas que médiocre, car il m’arrive d’être héroïque,

Je suis un hyper-sensible qui peut devenir stoïque…”

 

La poésie est toujours bienvenue selon moi. Mais pour ceux qui se sentent mal à l’aise par cette façon de présenter mon exemple, alors posez-vous les questions suivantes : Quelle part j’ai mis mal à l’aise en vous ? Quelle part de votre ego, identique à la mienne, a été reflétée ?

Si au contraire vous appréciez, je vous demande : Où sont les défauts là-dedans ? Ce qu’on devrait cacher ou ignorer ? Moi je vous dis qu’ils sont à leur place, confondus dans le tout. Il n’y a plus de jugements sur ce que vous êtes, bons ou mauvais.

 

Conclusion :

 

Au final, vous êtes comme tous les autres. Parce qu’eux aussi sont comme vous. Ils traversent des moments difficiles de remises en question, certains sont plus conscients à certaines notions de vie qu’à d’autres… Nous avons tous nos qualités, nos lacunes et nos craintes personnelles…

Ne voyez pas en l’autre l’ennemi ou la possibilité du rejet, mais voyez-vous en l’autre. Ce qui fait que votre faiblesse pourrait lui rappeler la sienne. Ce qui lui donnerait une raison de ne pas se voir en vous. C’est, de sa part, une non-acceptation de lui-même. Il est donc, en quelque sorte, comme vous avec votre faux Moi…

Si réveiller la faiblesse d’autrui vous semble “dommage”, vous êtes aussi libre d’insuffler de la force ! (Article sur le Feedback pour aider l’autre à s’améliorer) A ceux qui veulent bien l’accepter. L’être humain est fait pour s’entraider, pour vivre avec les autres. Arrêtons de croire que l’homme n’est qu’une chose ou une autre. L’être humain est TOUT je le répète. Et c’est en partageant que vous deviendrez “meilleur”. Dans le sens “d’entier” : vous rapprochant de votre vrai nature en tant qu’âme, du Soi.

Les croyances limitantes sont légions. Elle peuvent vous posez des doutes, ou des appréhensions vis-à-vis du message que j’essaie de vous faire comprendre dans cet article. C’est pour cette raison que je propose de les remettre en question lors d’une séance d’échange, ou d’un accompagnement mail, dés que vous ressentez que c’est le cas !

 

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