Comment croire en la spiritualité ?

Croire en la spiritualité
Photo par Nan Palmero

 

J’écris cet article car je sais que certain(e)s d’entre vous se disent : “Je trouve les concepts spirituels impossibles, mais j’aimerai y croire !” Justement, je vais vous donner quelques pistes qui expliqueront comment croire en la spiritualité.

 

Croire ou ne pas croire :

 

Je ne répéterai jamais assez cette citation :

 

Si vous pensez que vous pouvez faire une chose ou pas, dans les deux cas vous avez raison.

Henry Ford

 

Car il s’agit bien de “pensée”. Des études scientifiques (et de simples expériences humaines) montrent qu’une personne qui pensera qu’elle est bonne ou, du moins, capable de l’être dans un domaine, progressera plus rapidement que quelqu’un qui se croit mauvais ou “peu doué” d’office. Vous reconnaîtrez que c’est logique quelque part… C’est un conditionnement de pensée que l’on trouve dans de nombreux courants du développement personnel ; je pense notamment à la Programmation Neuro-Linguistique.

Si vous avez du mal à réussir dans certains domaines, il est possible que vous soyez aux prises avec ce qu’on appelle, des croyances limitantes. Ces croyances vous ont conditionné à croire que vous étiez “bon” ou “mauvais” dans certains domaines de votre vie.

 

D’où viennent les conditionnements :

 

Les conditionnements viennent, pour la plupart, de votre enfance. N’importe quelle expérience marquante, même oubliée par votre conscient aura laissé sa marque émotionnelle (et énergétique) en vous.

Besoin de preuves scientifiques de ce que j’avance là ? Ok.

Parlons donc de mémoire implicite. Jusqu’à l’âge de 3 ans, seul l’amygdale, partie du cerveau logée dans le système limbique (siège des émotions), sera toujours plus mature dans son développement que son voisin l’hippocampe, logé dans le Néo-Cortex (siège de la raison/logique). Toute expérience traumatisante sera alors mémorisée par le système limbique, qui est ce qu’on appelle la mémoire implicite. Ce qui veut dire que l’on ne peut avoir de souvenirs concrets des événements arrivés avant 3 ans, mais que des sensations.

Eh oui, c’est perturbant de ne pas pouvoir expliquer d’un point de vue “concret” ce que l’on ressent. Ce qui peut nous donner l’impression d’être “fous” à certains moments. Si c’est votre cas, vous savez désormais que vous ne l’êtes pas. 🙂 C’est seulement l’expression des émotions d’un traumatisme, logé dans la mémoire implicite. Votre inconscient s’en souviendra et pourra faire resurgir l’événement traumatisant de l’époque aujourd’hui.

Je ne fais que reprendre les résultats de plusieurs années de recherches en Neurosciences.

 

Pourquoi je parle de conditionnements ?

 

traumatisme d'enfance
Photo par SHA-1

 

Un traumatisme remue de nombreuses choses et éveille de nombreuses pensées. Ce que j’appelle un traumatisme, ne l’est que du point de vue de la personne elle-même. Cela peut être, le traumatisme d’une séparation avec sa mère biologique durant l’adoption, un parent maltraitant durant l’enfance, ou un simple vol de goûter à la récréation…

Je vais m’appuyer sur ces 3 cas pour bien vous expliquer ce que je veux que vous sachiez.

 

 

 

Adoption :

C’est le cas que j’ai le plus exploré via mon autre blog www.sadoptersoi.com. Un enfant qui aura été abandonné par sa mère biologique n’aura plus confiance aux relations fortes. Simplement parce que la relation la plus forte qu’il ait eu au début de sa vie (y compris intra-utero) fut avec sa mère. Sauf que, malgré ça, celle-ci l’a abandonné. Les croyances qui se développeront par la suite seront : “Attention aux relations fortes, elles se terminent toujours…”, “Je dois avoir quelque chose qui ne va pas chez moi pour qu’on m’abandonne.” et d’autres. Vous pouvez aller visiter mon autre blog si vous êtes en contact avec des adoptés ou si vous l’êtes vous-même.

 

Parents maltraitants :

Un enfant qui sera maltraité, se dira que si le seul guide de sa vie, le parent, le bat, c’est qu’il l’a quelque part mérité. L’important n’est pas de savoir pourquoi, mais de préserver l’image de guide qu’a le parent. Parce que du point de vue de la nature, sans parents, l’enfant ne peut survivre (ou aura plus de mal). Il a donc tout intérêt à ce que le parent soit son exemple. Il pourra développer des croyances comme : “Je mérite le mal qui me tombe dessus.”, “Je suis un incapable.” etc…

 

Vol de goûter :

Un enfant qui a toujours été en sécurité, et se retrouvant dans un univers social comme l’école, traite de nouvelles informations. Il est donc quelque part, “en alerte”. Si un enfant se sentant “fragilisé”, de base, se fait voler son goûter à ce moment là, vous imaginez bien que cela le choquera et prendra des proportions dramatiques dans son monde intérieur. Ses croyances pourraient être à l’avenir : “Ne prête rien à personne parce qu’on va te le voler.”, “Ne fais pas confiance aux gens, ils t’attaqueront quand tu relâcheras le plus ta garde.”

 

Pour certains d’entre vous, ces exemples vous font sourire, peut-être parce qu’ils vous parlent dans le fond. Peut-être les trouvez-vous intéressants. Ou peut-être que vous les trouvez plus amusants qu’autre chose parce que vous vous protéger avec votre ego… Dans le dernier cas, mon ego réagit aussi du fait que je n’ai pu arriver à vous toucher 🙂

 

Les croyances, et surtout celles ancrées comme dans le cas d’un traumatisme, conditionnent notre capacité à vivre ou dépasser telle ou telle situation. La question restera, est-ce qu’on en a envie pour le moment ? En avoir envie est une sacrée démarche d’un travail personnel à accomplir. Un système de croyances ancré depuis des années, à changer entièrement… Tout le monde n’en est pas capable. Et ceux qui le sont, y vont à leur rythme.

 

Je reprends donc la citation plus haut :

 

Si vous pensez que vous pouvez faire une chose ou pas, dans les deux cas vous avez raison.

Henry Ford

 

L’ego se/vous protège :

 

l'ego protecteur
Photo par Alexis Mialaret

 

Une information qui n’est pas explicable par l’ego, est une menace. Car elle échappe à son contrôle, et représente l’inutilité de l’ego en lui-même. Donc, sa mort. Je vous invite à relire cette phrase afin de réellement la comprendre. Si vous voulez aller plus loin dans ce qu’est l’ego, l’article est disponible en cliquant ici et s’ouvrira dans un autre onglet.

Si vous avez passé votre vie à croire aux phénomènes qui étaient seulement explicables d’un point de vue scientifique, alors vous avez vécu au coté de votre ego. Puisque ce qui ne sera pas explicable par ce biais sera immédiatement “jugé”. Pris, de fond, comme une menace pour l’ego. Donc remis en question par des propos comme : “Mais en réalité il n’y a aucune preuve concrète.”, “C’est bidon.” etc…

 

La spiritualité apprend à vivre autrement que par l’ego :

 

Il n’y a qu’à voir la méditation. Où l’on demande de “faire le vide”, de “lâcher prise”… De laisser les pensées de l’ego passer tel des nuages dans le ciel… L’ego lui, veut votre survie, il se doit donc d’être en alerte et présent par vos pensées. C’est sa manière de s’exprimer. Lui dire qu’il va devoir accepter qu’on ne tienne pas à lui durant quelques minutes sera un exercice difficile. Car vous avez peut-être pris l’habitude d’aimer la vie par son filtre à lui : par l’accumulation de biens matériels, de réussites sociales, d’évolutions dans votre carrière professionnelles etc… C’est d’ailleurs ce que la majorité des gens font au cours de leur vie, jusqu’à ce qu’ils se rendent compte qu’il manque toujours quelque chose, qu’ils ne sont pas “profondément” heureux comme ils l’aimeraient. Ce qui les poussent vers la psychologie, philosophie, développement personnel et plus souvent vers la spiritualité.

Ce qu’ils laissaient de coté auparavant, parce qu’ils ne comprenaient le concept ou n’y croyaient pas, devient alors une ouverture vers un développement “sain” vers soi. D’un coup, les croyances qui les ont fait avancer durant des dizaines d’années sont remises en question, alors qu’ils y ont été accrochés “dur comme fer”.

Le constat est que leurs croyances ont montré leurs limites, car le point commun à tous était le même : se sentir heureux. Et pas seulement que ponctuellement.

 

La spiritualité est ce que la science ne peut expliquer :

 

spiritualité
Photo par Jacques Caffin

 

Ceci ne veut pas dire qu’elle est “meilleure” que la science. La vraie spiritualité ne juge pas “durement” les actes d’autrui en désignant ce qui est “bon” ou “mauvais”, puisqu’elle trouve sa source en dehors de l’ego. De plus, elle considère que tout ressenti est vrai selon le point de vue de chacun (de là où la personne regarde chaque situation).

 

La religion sans science est aveugle, la science sans religion est boiteuse.

Albert Einstein

 

Peut-être pouvons-nous remplacer justement le mot “religion” par spiritualité. Car pour comprendre la spiritualité, quand on a vécu par l’ego, il faut avoir creusé dans la voie scientifique : psychologie, développement personnel… Selon moi, c’est ainsi que nous acceptons d’accepter que nous avons un ego dans un premier temps, pour ensuite s’en décaler et reprendre “notre” contrôle vis à vis de ce que nous vivons. Quand je dis “notre” contrôle, c’est plus : décider de vivre par le Soi que par l’ego.

 

Pour se décaler (s’individualiser) de son ego :

  • Accepter qu’il utilise comme preuve vos croyances issues de vos expériences de vie.
  • Accepter qu’il doutera des informations qui n’ont pas été prouvées comme il a l’habitude de les prouver.
  • Vivre plus sur le Soi. Vivre ses émotions et ses ressentis sans les juger, mais en apprenant “à faire connaissance” avec eux.

 

Conclusion :

 

Qu’importe vos croyances, ce n’est pas ce que votre ego vous dit qui est important, mais ce que vous ressentez en temps qu’être. Car finalement, nous faisons des actions à l’extérieur pour nous sentir heureux. Et si nous ne prenions pas les choses à l’envers en fait ? Vu que la finalité est toujours la même : se sentir bien, être heureux ou en paix avec soi-même… Qu’importe l’action, l’important est qu’on ressente de la joie en l’accomplissant. La citation de Marshall Rosenberg que je mets en fin de chaque article se confirme une fois de plus. Qu’on vous ait éduqué que vous seriez heureux en faisant de grandes études et que finalement, vous vous sentez heureux en faisant de l’entretien paysager, c’est ce que vous ressentez qui est le plus important, que votre ego le valide ou non. Car après tout, il cherche seulement à vous protéger, mais sur une grille dépassée depuis longtemps…

J’espère vous avoir donné un point de vue nouveau sur la spiritualité, qui vous la fasse envisager différemment.

 

 

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