Comment croire en votre projet, sans avoir le soutien de vos proches, et prendre votre indépendance ?

croire en soi, indépendance
Photo par European Southern Observatory

 

Avoir le soutien de son entourage est bénéfique. Mais lorsqu’il est en quelque sorte “vital” pour confirmer notre enthousiasme dans un projet personnel, cela devient problématique. Dans cet article j’explique “Comment croire en votre projet sans avoir le soutien de vos proches, et prendre votre indépendance ?”.

 

Comment croire en son projet sans avoir le soutien de vos proches, et prendre votre indépendance ?

 

L’enfer est pavé de bonnes intentions :

 

Votre entourage voudra votre bien-être immédiat. Autrement dit, que vous vous sentez bien, point. Ce ne sont pas vraiment leurs affaires de “comment vous allez faire”. À moins de se sentir “personnellement” impliqué dans votre vie, ce qui revient à combler une de leurs carences dans la leur. Je prends l’exemple de certains parents-poules, qui cherchent à protéger leurs enfants. Ils les invitent donc (fortement) à suivre le seul chemin sécurisé qu’ils ont connu eux-mêmes.

 

Exemple (classique) :

Les parents estiment que ce sont les hautes-études qui garantissent la sécurité d’une manière générale (ce qui est illusoire), alors les enfants devront absolument faire de même. Toute autre voie sera considérée comme “absurde” car en dehors de celle qui est connue des parents et donc sécurisée.

 

Souvent, les gens se préservent de l’inconnu : ça fait peur ! Donc ce qui n’est pas familier stimulera l’instinct de survie. Car face à une situation inconnue, on ne peut qu’apprendre à s’adapter. Et l’adaptation est l’un des mécanismes primordial de survie chez tous les êtres vivants. Préparez-vous à ce que l’ego de votre entourage, et le vôtre, soient bien remués ! Car de nombreuses croyances, auxquelles on s’est toujours fié, sont mises à l’épreuve lors d’une situation nouvelle.

 

Le fonctionnement de la société :

 

Une société, pour se construire, a besoin d’une structure. “Logique” vous me direz. Elle se structure par des règles, et est souvent prise par un ou plusieurs chefs qui décident pour la majorité. Donc, ce qui leur paraît “bon” ou “mauvais”, ne l’est pas forcément pour le reste. Ceci pour vous expliquer que chacun a des croyances qui pourraient être appliquées si elles étaient mises en place par le chef. Mais comme elles ne le sont pas, elles seront simplement ignorées, au lieu d’être creusées et réalisées.

Et si vos croyances considérées comme “naïves”, par vos parents ou votre entourage, n’étaient en fait, qu’une manière différente de faire les choses ? Une autre façon de mettre en place des actions ?…

Bien sûr, je ne vous dis pas de vous lancer dans un projet, sans y avoir réfléchi ou sans en avoir les compétences, parce que vous y croyez simplement. Mais de croire à votre projet avant d’écouter votre entourage. D’avoir une vision d’ensemble de ce que vous souhaitez atteindre, tout en mettant en place les actions qui seront nécessaires pour y arriver. Finalement, ça revient à creuser et à réaliser par vous-même ce en quoi vous croyez.

 

N’en voulez à personne (ni à vos proches, ni à vous-même) :

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Photo par R Kurtz

 

La société nous conditionne dès notre enfance à un raisonnement Duel : à être de “bonnes” personnes, de “bons” citoyens, à faire ce qu’il “faut” faire, à respecter des “devoirs” (plus que des droits car ces derniers sont considérés comme “égoïstes”). Il y a donc des bonnes et des mauvaises personnes, récompenses pour les uns, punitions pour les autres. La sécurité de l’ego ou son insécurité.

Chacun a son ego et veut se protéger. Ne leur en voulez pas si l’instinct naturel reprend le dessus, et que certains ne veulent pas prendre de risques dans leur vie. Sachant qu’un risque peut être simplement de faire quelque chose qu’on n’a jamais fait. Tout dépend des croyances et de l’enfance de chacun.

Si au contraire, vous voulez en prendre, vous faites alors ce que peu de personnes font… Vous vous retrouvez alors minoritaire et ça ne joue pas toujours en votre faveur ; chez certains, un sentiment de se sentir seul et incompris peut entraîner une rancœur envers le monde. On finit par projeter notre sentiment d’injustice profonde sur l’extérieur : “Mais ils sont idiots ou quoi ?!”, “Je ne suis pas aidé parce que le système est bidon…”, “Mes proches sont lobotomisés, ils ne comprennent pas ce que je vis !”

Peut-être que c’est vrai. Mais vous ? Que voulez-vous faire de ce ressentiment, qui finalement est, désagréable ? Certains le transformeront en un sentiment de “rage”, pour changer leur situation. Je dirais pourquoi pas. Mais on reste toujours dans la lutte “contre” quelque chose. On résiste, comme si la vie était “dure”. Mais est-ce vraiment ça la vie ?

 

Exemple (pris et repris encore aujourd’hui…) :

Quand nous voyons des personnes dans la rue, à l’autre bout du monde, qui sourient encore et qui continuent à mener leur vie, même si c’est dehors et avec quelques pièces… On pourrait se poser la question : “Qu’est-ce qui est réellement dur pour ces personnes en fait ?”

 

Certains répondront “Ouais mais c’est pas pareil, la culture ou situation économique du pays n’est pas la même !” D’accord, mais en quoi serait-ce une excuse ? Ce sont des humains comme nous non ? Il y a comme un côté nombriliste dans la société occidentale qui préfère se cacher les yeux des personnes moins chanceuses, râlant sur ses propres problèmes.

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Photo par Geoff Llerena

 

Et croyez-moi, lorsque j’ai rencontré des jeunes SDF qui avaient eu la même vie que moi, mais qui se sont retrouvés à la rue parce que : “brouillés avec leurs parents”, et “pas l’âge légal pour bénéficier d’aides suffisantes pouvant payer un loyer”, ça m’a fait tout drôle. Moi me sentant comme “immunisé” de par ma classe sociale à l’époque. Ce n’était qu’une illusion.

J’avais des ressources moi, donc de la chance !*

*Attention de ne pas tomber dans le piège victimaire de l’ego cependant : ce n’est pas tout d’être conscient d’avoir de la chance, il est beaucoup mieux de savoir quoi en faire !

 

En ce qui concerne ces exemples, nous constatons que ces personnes font preuve d’une capacité de résilience énorme ; d’une capacité à voir le bon dans ce qui est pour nous “petit” ou “faible”. Et rien qu’avec ça, elles arrivent à faire le double de ce que nous faisons dans nos vies actuelles.

 

Par ces écrits je vous demande alors : “Qu’est-ce que vous voulez faire de votre vie pour vous, et non pour les autres ?” Je vous demande à vous. Oui, vous !

 

Donc pourquoi perdre son temps avec ce que pensent les autres de votre situation ? Ils ont leur vie à mener (et c’est bien assez), ils ne gèrent pas la vôtre…

Qu’ils donnent leurs avis, et alors ? Un avis n’est que personnel. Vous décidez, ou non, de s’il est assez fort pour vous enlever toute envie de faire ce que vous voulez vraiment faire. Car c’est vous le seul décideur de ce que vous allez retenir (ou accepter), à ce moment-là, quand quelqu’un vous parle. Devenez le responsable !

 

Distinguer “ne pas être d’accord” et “être rejeté” :

croire en soi, indépendance
Photo par Nacho

 

Il est important de faire cette distinction. Ne serait-ce que vis à vis de vos proches (familles, ami(e)s, conjoint(e)…) que vis à vis des personnes que vous croisez dans votre vie. Si vous ne partagez pas le même avis sur votre projet qu’une autre personne, eh bien c’est que vous n’êtes juste pas d’accord, point.

Vous pouvez toujours approfondir en essayant de montrer à l’autre que votre démarche est réfléchie, et peut-être qu’il changera d’avis d’ailleurs, ça donnera un débat. C’est-à-dire : une discussion autour de points de vue différents. Et non un clash qui se finit en insultes et coups de poings comme des enfants colériques…

Si malgré votre argumentaire la personne n’est pas convaincue, eh bien c’est que vous n’êtes pas d’accord. Pas grave, ça ne vous empêche pas de vous respecter et d’aller prendre un café en discutant d’autres sujets 🙂

Être rejeté pour son opinion ou sa différence, ça s’appelle la discrimination. Eh oui. Et est-ce que vous trouvez que la discrimination est intelligente ? À moins que vous soyez néo-nazi et que vous ayez des raisons… D’ailleurs prenons cet exemple.

 

Exemple des néo-nazis (même si ça ne plaît pas 🙂 ) :

Les néo-nazis discriminent, pour la plupart, pour une raison qui leur paraît intelligente : préserver la race blanche parce qu’elle est en voie d’extinction. C’est une intention positive et une opinion, qu’on soit d’accord avec ou non. Et vous croyez qu’ils se soucient de ce que pensent les autres ? Finalement, ils traînent entre eux, ils ont des amis, ils travaillent (pour certains). Ils ne sont rejetés que par ceux qu’ils rejettent eux-mêmes. Un simple miroir de ce qu’ils sont leur est renvoyé.

 

Alors la prochaine fois que vous vous dites que vous vous sentez “bête” parce que vous avez envie de prendre un chemin “risqué”, pour la plupart des personnes de votre entourage ou au regard de la société, souvenez-vous de ces écrits. Échangez vos opinions avec une personne. Et si elle n’est pas d’accord avec vous, pas grave. Chacun son point de vue. Parlez d’autres choses. Et si elle s’acharne, c’est que votre projet fait trembler une de ses croyances longtemps ancrée dans son système, que ça ne va pas, qu’elle a besoin d’être bousculée pour avoir un déclic ou de revenir à son “point d’équilibre” rapidement. À vous de décider ce que vous voudrez faire pour lui…

Soyez en désaccord avec l’autre si cela arrive mais restez en accord avec vous-même !

 

Conclusion :

 

J’aurais pu développer encore. Mais je considère qu’il est inutile d’en faire des tonnes quand on peut résumer une idée en un poids accessible au plus grand nombre (oui c’était une métaphore). Vous n’avez pas besoin du soutien des autres pour faire ce que vous aimez, pour faire ce qui vous “élève” dans votre vie.

Le “soutien” des autres vis-à-vis de votre projet n’est pas à confondre avec leur “autorisation” de le mener à bien.

Si vous avez le soutien de certaines personnes, évidemment c’est un plus ! Si vous ne l’avez pas, il reste toujours vous. Vous avec la même ardeur, ou lumière intérieure, qui vous anime. À vous de défendre ce en quoi vous croyez par des actions concrètes. Car oui, vous êtes le créateur responsable de votre vie. C’est la seule façon d’être en accord avec soi et de vous aimer à votre juste valeur. C’est vous qui écrivez votre propre histoire !

Et si malgré cet article, un doute “inexplicable” persiste, que vous pensez que c’est peut-être dû à quelque chose de plus profond… Prenez contact avec moi lors d’une séance d’échange ou d’un accompagnement par mail.

 

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