Comment mieux gérer ses émotions ? (hypersensibles, sur-empathes ou non…)

gérer ses émotions

 

Nous sommes pris dans nos émotions. Spirale pour certains, tourments pour d’autres, ou vrai bonheur… Nous les vivons fortement, parfois “trop”. Dans cet article, j’explique le rôle d’une émotion et vous propose un exercice pour apprendre à mieux la gérer.

 

Comment mieux gérer ses émotions ? (hypersensibilité, sur-empathie…)

 

Qu’est-ce qu’une émotion avant tout ?

 

Je ne vais pas vous donner la définition “scientifique” de l’émotion. Sinon, on la définirait comme un ensemble de sécrétions par différentes zones de notre cerveau, et j’ai du mal à voir en quoi ça nous avancerait… Lorsque nous ressentons une émotion, on s’en fiche de savoir que c’est une réaction biochimique et physiologique qui se produit à tel ou tel moment. Et vous savez pourquoi ? Parce que ces réactions sont liées à des histoires. Des histoires qui collent à notre vécu, qui sont personnelles et profondément propres à notre ressenti.

 

Une émotion est donc la manifestation d’une part de nous, coincée dans un événement précis de notre vie, ou d’une autre.

 

Si vous êtes cartésien, vous allez me dire que je divague, que mon explication est “floue”, qu’elle n’a rien de scientifiquement prouvée… Effectivement, je me base sur la réalité de chacun de mes clients et ceux de mes collègues exerçant dans le domaine de la Psychologie. 

 

Il faudrait être borné pour dire qu’il n’y a qu’une seule et VRAIE réalité… Je corrige donc : chaque individu a SA réalité propre. Nous appelons ça la Carte du monde en PNL. C’est simplement la manière qu’à chaque être d’interpréter une situation ou un événement. Par exemple : deux personnes assistent à un concert/une pièce de théâtre/un film/une manifestation sportive… Elles le raconteront chacune d’une manière différente, avec des détails que l’une aura remarqué, alors que l’autre, pas du tout.

 

Si en tant que professionnel vous ne savez pas entrer dans la carte du monde de votre patient ou client, alors vous n’arriverez jamais à le comprendre. De plus, c’est une démarche égoïste de n’observer que de son propre point de vue. Si c’est votre cas, peut-être avez-vous un intérêt secondaire à garder une distance mais remettez-vous en question. (coup de gueule fini, on peut passer à la suite)

 

Pour ce qui est du “sentiment” : il s’agit du temps que vous accordez à votre émotion. Je vous invite à regarder la vidéo très concrète de Tout le monde s’en fout ci-dessous qui explique très bien le phénomène (3min 42) :

 

Quel est l’obstacle principal ?

 

Le plus grand obstacle est notre refus de ressentir ce qui nous traverse. L’émotion que nous ressentons n’est peut-être pas celle que nous souhaitons ressentir dans l’instant présent. Par exemple : vous êtes responsable d’une équipe au travail, et vous devez prendre la parole. Sauf que vous ne vous sentez pas légitime, une émotion d’angoisse vient vous nouer le ventre et la gorge, et vous doutez de la pertinence de votre propos, alors que quand vous êtes tout seul, ce n’est pas le cas. Vous êtes déçu et vous en voulez de ressentir tout ceci. Vous cherchez donc à lutter contre elle, sauf que vous n’y arrivez pas. Ainsi vous vous dites peut-être “C’est plus fort que moi !”.

Je pourrai vous énoncer des milliers d’exemples similaires… La structure reste la même. Une émotion venant de nulle part arrive, au moment le moins approprié. Par exemple : ressentir de la peur lors d’un moment qui demande au contraire du courage. Et nous résistons contre cette émotion que nous considérons comme “nuisible” ou pire : “négative”.

 

D’ailleurs ce terme est à proscrire selon moi. Il n’y a pas d’émotions “positives” ou “négatives”. Ceci voudrait dire que certaines émotions ne devraient pas être ressenties ? Je vous rappelle que nous sommes des êtres humains. Nous ressentons des émotions agréables ou désagréables, ainsi nous ne sommes plus dans le jugement, comme le fait systématiquement notre ego, mais dans une observation plus “objective”. Les comportements pourraient être qualifiés de “positifs” ou “négatifs” en se plaçant du point de vue sociétal. D’un point de vue plus élevé, ce serait encore autre chose…

 

Si vous choisissez de refuser ce que vous ressentez, soit parce que l’émotion est désagréable, soit parce qu’elle ne colle pas à ce que vous “devriez” faire au présent, alors elle reviendra.

 

Citation d’un inconnu : “La vie est un si bon professeur, que si tu ne comprends pas une leçon elle te la répétera.”

 

Franck Lopvet l’explique très bien au cours de nombreuses vidéos. Il ne s’agit pas de ne ressentir QUE du bien-être. L’humain n’est pas fait pour ça, même s’il aimerait. Ne vouloir ressentir QUE du bien-être, c’est nous empêcher de ressentir notre mal-être, qui n’est que l’expression d’une part de nous-même coincée dans le passé, et qui demande à être écoutée. Selon lui, la charge émotionnelle ne peut être libérée qu’en étant vécue pleinement. Ainsi, nous sommes libérés et pouvons passer à l’émotion suivante.

 

Je partage son raisonnement, mais avec mon approche personnelle et orientée sur la PNL. Pas la PNL qui vous promet monts et merveilles et disparitions de tous les points “négatifs” de votre vie, mais avec MA façon de la pratiquer (voir l’article sur la PNL).

Vous allez me dire “Comment libérons-nous cette charge émotionnelle alors ?” L’exercice suivant est la façon la plus précise que j’ai de faire l’expérience d’une émotion forte. Elle est basée sur l’écoute de soi, la bienveillance envers vous-même et le temps que vous vous accorderez. D’ailleurs, oubliez le temps lorsque vous le ferez.

 

 

Exercice :

gérer ses émotions

 

Je vous demanderai d’appliquer cet exercice le plus sérieusement et sereinement possible. Quand je dis sereinement, je veux dire avec du recul. Car si vous êtes associé à une colère monstrueuse et que vous tuez toutes les personnes qui se trouvent autour de vous, l’exercice sera raté… Bref, vous comprenez ce que je veux dire (ça a peu de chance d’arriver). L’idée est de considérer son émotion comme elle est, et non de se prendre pour elle. De la ressentir du point de vue de la conscience et non de votre ego.

Et surtout, prenez votre temps pour le faire… Chacun son rythme, arrêtez de vous comparer aux autres. Respectez-vous simplement.

 

Dernière chose : si vous avez besoin de pleurer, de crier ou d’exprimer toute autre réaction, faites-le. Laissez-vous aller. Surtout si vous êtes seul(e), vous avez encore le droit d’exister et de faire tomber le masque même face à vous-même, car vous seul savez très bien ce qu’il y a derrière et avez le droit de le voir dans cette situation.

 

Pratique :

 

1) Lorsqu’une émotion forte apparaît, laissez-la venir à vous. Laissez-la se diffuser dans tout votre être. Elle se manifeste et demande à être vécue. Prenez un instant si nécessaire pour arrêter vos tâches actuelles et vous isoler : vous avez besoin de prendre soin de vous.

2) Écoutez ce que cette émotion a à vous dire… Serait-ce une part “enfant” de vous dans le passé qui s’exprime à ce moment là ? Une autre vie ? Ou autre chose… Quoi que ce soit, ce n’est pas le plus important. Ce qui est important c’est ce qui est ressenti, et ce que ce ressenti fait dans votre intérieur. Par exemple : y-a-t-il des picotements à un certain endroit de votre corps ? Des images qui viennent (quelle qu’elles soient) ? Des émotions secondaires ? Etc…

3) Ne jugez pas ce qui vous vient et ce qui vous arrive. L’acceptation dans ce contexte, c’est aussi l’expression. Acceptez-vous dans cette émotion, exprimez-la telle qu’elle est et tel que vous êtes : si vous devez être un petit enfant abandonné qui crie après ses parents pour être entendu, alors acceptez-le. Si vous devez être une personne qui joue la victime parce que c’est ce qu’elle ressent, acceptez-le. Si vous êtes autre chose, acceptez-le. Quoi que vous soyez à ce moment là, même si ça va à l’encontre de vos valeurs actuelles (ça arrive souvent), acceptez-le quand même. Car là, vous ne faites que ressentir, seul avec vous-même. Il est très important que vous vous mettiez au plus près de votre émotion comme nous l’avons vu plus haut.

4) Après l’acceptation, qui peut être faite en plusieurs fois chez certaines personnes, donnez de votre amour et de votre sécurité à cette part de vous-même.

 

Un protocole utilisant une ligne du temps est utilisée en PNL pour remonter à certains traumatismes et les résoudre de cette manière. Il est considéré comme “révolutionnaire”, par la plupart des praticiens, au vu des résultats obtenus sur leurs clients au cours des séances. Je vous accompagne pour l’expérimenter via les séances.

 

Conclusion :

 

Que vous soyez hypersensible ou non, cet article est là pour vous montrer qu’une émotion est bien quelque chose de réel et de dissociable de vous-même, dont le but est de ne pas s’en détacher pour rester aussi stoïque qu’un robot ou une machine, mais au contraire, de s’en approcher et la vivre pleinement afin de la comprendre et de s’en libérer enfin, car y  résister fatigue beaucoup plus.

De nombreuses personnes (scientifiques ou non), qui en ont fait l’expérience, vous diront que dire “Non” est plus épuisant que de dire “Oui”. Alors je terminerai simplement par : dites “Oui” à la vie. La vie est un tout. C’est le début de l’acceptation ; d’être en accord avec ses émotions, et donc avec soi.

 

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