Comment réussir sa thérapie ? (5 conseils)

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Avant de commencer, sachez que je parle par expérience. J’ai fait une analyse thérapeutique de 4 ans durant mes années d’études (et une demi année, juste avant, via une association). J’en ai appris énormément. Et maintenant que je suis formé en tant que Psychopraticien, je souhaite donner des conseils à tous ceux qui ont été dans le même cas que moi. Ça vous évitera de perdre du temps et de comprendre que la voie rapide n’est pas un aboutissement, mais amène toujours à d’autres voies rapides. Il n’y a pas de “fin” à la construction de soi. Par contre la construction peut être rendue plus agréable avec les outils et les méthodes adapté(e)s à vous et bon(nes) pour vous, ainsi que par votre volonté : élément indispensable pour réussir sa thérapie !

 

1) Acceptez le mode de thérapie :

 

Lorsque vous vous lancez dans une thérapie, renseignez-vous sur le courant auquel elle appartient. Parce que la pratique ne sera pas la même d’un thérapeute à un autre.

 

Exemples de pratiques :

-La Psychanalyse vous aidera à verbaliser les choses en vidant régulièrement votre sac. Elle sera basée sur l’écoute et la relation entre le thérapeute et le sujet.

-La PNL sera basée sur la formulation, et l’accomplissement, d’objectifs qui auront été au préalable recherchés et précisés, par le sujet et le Psychopraticien.

-La Sophrologie sera majoritairement basée sur le travail de soi à travers le corps et la respiration.

-L’hypnose sera basée sur le travail de soi au travers de l’inconscient.

 

Une fois que c’est fait, ne remettez pas en question son fonctionnement. Le temps de la séance, laissez derrière vous tout ce que vous avez appris. Vous êtes face à un nouveau savoir. Adoptez la logique du disciple, comme en arts martiaux, en sport, en mathématique…

Toute discipline se doit de suivre une structure précise. C’est ainsi que ses pratiquants obtiennent des résultats favorables. Si vous pensez être l’exception, l’ego vous guette. Ou plutôt prend toute la place, et ne laisse plus les autres parties de vous-même exprimer leurs désirs réels ! (voir article sur les Thérapeute Killers). Acceptez de vous séparer de votre ego et regarder ce qui est bon pour vous.

 

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Vous avez les ressources, le thérapeute ne fera pas de miracle si vous bloquez vous-même vos occasions d’évoluer. Rappelez-vous qu’évoluer, c’est aussi accepter ce à quoi nous n’avons pas l’habitude, d’y rester ouvert, sans jugements égoïques. Vous vous devez de mettre en pratique ce que la thérapie vous offre, et de constater simplement les résultats que ça a sur vous. Si ils sont bénéfiques, laissez votre ego de coté et appliquez-les pour vous. Sinon, faites une négociation entre parties au cours d’une séance d’échange.

 

2) Mémorisez vos révélations à chaque fin de séance (et pour toujours) :

 

Nombreuses sont les personnes qui se sentent mieux sur le coup ; juste après la séance, et qui le lendemain replongent dans leurs vieilles habitudes de ruminements obscurs.

 

Je suis passé par là aussi. Une heure à faire de ma vie une belle pièce de théâtre aux allures psycho-dramatique, j’en étais même fier, et je rentrais chez moi pour avoir besoin de recommencer une semaine après. L’approche que je pratiquais était Psychanalytique. Adaptée pour moi au départ, mais dont mon ego s’est saisi comme d’une sécurité pour ne pas agir, et avoir toujours de quoi me plaindre sur les injustices de son quotidien. J’avais besoin de me reconnecter directement à mes émotions, au lieu de les mettre à distance pour les théâtraliser. Et je l’ai appris grâce à mes séances, je le savais, mais je ne changeais rien.

 

Si vous aussi, vous faites la même erreur : savoir ce que vous avez à changer mais que vous ne le faites pas, c’est que vous avez besoin d’aller au contact de vous-même. L’idée vous plaira ou non, mais elle est salutaire pour votre évolution et la direction que va prendre votre vie.

De plus, lorsque vous faites face à une révélation au cours de vos séances, ou d’idées intéressantes remettant en question une de vos croyances, retenez bien l’émotion que vous ressentez à ce moment là, ancrez-là si vous savez le faire, et rappelez-vous en au moment où vous en aurez besoin.

 

3) Appliquez les connaissances nouvelles et exercices en autonomie :

 

Lorsque vous vous rappelez de ce que vous avez appris en séance, remémorez-vous ce que vous avez ressenti. Par exemple : comment telle croyance limitante est venue se faire bousculer par une nouvelle information. Ne vous concentrez pas sur le “pourquoi cette information l’a bousculé”. À moins que cela ne vous aide mais j’en doute, puisque c’est la porte ouverte à la suranalyse. Reconnaissez simplement que votre croyance a été mise en péril, et qu’il est possible de la renverser définitivement par la répétition et l’acceptation de la pratique.

On apporte des évolutions dans notre vie lorsque nous apprenons, et de quoi apprenons-nous ? Des expériences. Réfléchir est une expérience. Et réfléchir à d’autres choses, reste “réfléchir” : c’est la même expérience. Si elle ne vous aide pas à vous sentir mieux, c’est que l’action est nécessaire. L’action est ouverte sur l’extérieur, et l’extérieur vous apportera des informations qui ne viennent pas de vous. Voilà pourquoi l’action présente une infinité d’expériences différentes. À vous de choisir desquelles vous souhaitez apprendre, et par lesquelles vous souhaitez évoluer.

 

>>> VIDÉO SUR LA SURANALYSE ET LA NÉCESSITE DE L’ACTION ICI <<<

 

Je l’ai fait grâce à la PNL, et pour quelqu’un qui suranalysait comme moi, il m’a fallu répéter ce que j’apprenais, à savoir : à chaque mise en pratique, je devais être dissocié de mon ego pour pouvoir laisser mes découvertes faire leur effet. Et ce n’est pas facile quand il est derrière, à tout analyser, comme si il vous parlait par dessus votre épaule. Et surtout quand ce fut confortable de le laisser prendre les décisions à notre place, depuis plus d’une vingtaine d’années.

Chaque exercice pratiqué en séance, mérite votre attention en dehors, dans votre vie de tous les jours. Si le Thérapeute transmet et vous fait payer ses séances, c’est pour vous apporter un savoir et que vous puissiez le pratiquer au quotidien.

 

4) Acceptez que ce soit un travail :

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Oui, une séance thérapeutique n’est pas “une pause” ou du ressourcement pour votre ego. Si c’est le cas pour vous, allez regarder des vidéos de développement personnel ou spirituel sur le net, ce sera moins cher et plus rapide. Suivre une thérapie est la conscience qu’un travail personnel est à faire sur soi. Que ce soit sur un sujet précis, ou sur quelque chose de flou mais bien présent.

Chaque thérapie a sa pratique, à vous de trouver celle qui vous demandera le plus d’efforts. Oui. Celle dans laquelle vous aurez le plus de mal à vous lancer, et qui pourtant, vous apporte une grande satisfaction personnelle après avoir pratiqué. Ce sont les 2 conditions criantes d’une discipline adaptée à vous-même.

 

La discipline la plus adaptée ne doit pas créer de dépendance vis-à-vis des séances avec le thérapeute. Mais elle doit créer une dépendance vis-à-vis de vous ! De votre envie de faire ces efforts pour votre personne.

 

Plus l’effort est grand, et plus il fait tomber des barrières intérieures qu’on croyait infranchissables, et qui arrangeaient bien notre ego.

 

5) Acceptez votre rythme d’évolution :

 

Peut-être faites-vous partie des personnes qui estiment avoir assez souffert, et qui attendent le dernier moment pour consulter un professionnel. Au plus bas vous chercherez la lumière la plus haute, vous bâtirez de lourds espoirs sur les épaules du thérapeute. Vous voulez que cette séance soit votre dernière chance : soit vous avez une révélation aujourd’hui, soit c’est jamais ! Je suis au regret de vous dire que plus vous êtes dans ce cas là et plus vous avez à apprendre sur vous-même au travers de la pratique. Car vous dépendez du thérapeute, pas de vous. Vous voulez que ça aille vite. Mais ça ira vite seulement si vous décidez de vite vous mettre au travail.

Pour ceux qui n’attendaient pas la lune, mais qui en sont à leur 5ème séance, acceptez que les parties de vous-mêmes soient en train de discuter entre elles pour trouver un accord. Votre inconscient fait de son mieux par rapport aux croyances et aux événements auxquels a fait face votre ego. À l’époque, ma Psychanalyste me répétait : “Chacun son rythme.”

Soyez plus doux avec vous-même. Aimez-vous, et remerciez le travail que vous faites chaque jour pour vous. C’est la meilleure manière d’être en accord avec vous-même, de vous aimer. Paradoxal ? Et pourtant vous y êtes déjà. C’est quelque chose à pratiquer au quotidien.

 

Conclusion :

 

Réussir sa thérapie est un parcours. Un parcours façonné à chaque pas par ceux qui y avancent. Si vous appliquez ces conseils, vous serez dans les meilleures conditions pour en connaître chaque raccourci et obstacle. Vous serez le seul guide aventureux de vos montagnes. Trêve de métaphores. Vous comprenez ce que je veux dire.

Le travail a besoin de votre temps et de vos actions. L’accord et l’amour de soi se gagnent par le développement de votre autonomie, comme au cours des séances d’échanges.

 

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