Comment se remettre d’une rupture amoureuse ? (des 2 cotés)

se remettre d'une rupture amoureuse

 

J’explique comment se remettre du cas général d’une rupture, autant du côté de celui qui la “subit” que du côté de celui qui “l’exécute”, car même si la forme reste la même, chaque histoire est différente sur le fond. Un travail profond est à faire, encore faut-il savoir lequel. Je l’explique dans cet article !

 

Pour info je vous recommande cet homme qui m’en a beaucoup appris durant ma rupture et aidé à traverser le cap de l’acceptation. Même si une “reconquête” n’a pas eu lieu pour moi, j’ai pu ajouter ses conseils en développement personnel à mes connaissances personnelles. Il comprend ce qui est traversé par les deux parties durant une rupture amoureuse. Ceci a grandement apaisé les moments pénibles que j’ai vécu : son site ici (qui s’ouvrira dans un autre onglet).

 

Comment se remettre d’une rupture amoureuse ? (des 2 cotés)

 

J’ai moi-même vécu quatre ruptures douloureuses, où le verbe “aimer” était remis en question à chaque fois. Je ne restais pas bien longtemps dans cette réflexion puisqu’il était plus facile de faire comme la plupart des gens le font, à savoir : accuser l’extérieur. Jusqu’à la rupture d’une relation qui m’a beaucoup appris. Celle avec une femme qui pointait (sans le vouloir) mes défauts, face à moi, qui en faisait de même envers elle. Dans la spiritualité, ce cas ressemblerait à celui des “âmes sœurs” (car il y a en plus les âmes de vie, âmes jumelles et flammes jumelles… Vidéo explicative). La relation a duré un an et demi et devenait de moins en moins vivable. Elle a eu raison d’y mettre fin, car je n’en avais pas le courage. À l’époque, je m’oubliais et me déresponsabilisait facilement de ma vie.

De l’eau a coulé sous les ponts, pendant que je me suis questionné sur mon rapport à l’amour, chose que je faisais déjà en fin de relation, mais que je n’appliquais pas parce que mon ego était bien trop grand pour le faire. Ayant pris conscience de cette notion et mis enfin en pratique les connaissances que j’avais accumulées, je suis à même de vous expliquer le procédé de la rupture, autant d’un côté que de l’autre, et de comment s’en remettre.

 

I/ Celui qui “subit” :

 

Je ne vous ferai pas le détail… Si vous êtes ici, c’est peut-être parce que vous avez déjà lu (ou vu) tout ce qu’on peut ressentir lorsqu’on subit une rupture amoureuse. La blessure originelle d’abandon est plus que jamais stimulée, celle du rejet par la suite, face au refus de notre ex à renouer avec nous, et notre ego martèle encore plus la souffrance de jour jusqu’à nos rêves parfois. C’est en effet une période pénible de notre vie.

Le risque est de se placer comme “victime”. Notre société baigne dans les raisonnements duaux : il y a le bien et le mal, le beau et le moche, le gentil et le méchant… Se placer comme victime revient à se placer dans le camp des gentils. Ceci peut pousser certains à chercher à manipuler notre ex dans l’espoir de le ramener à nous. Hélas, ça ne marche que très rarement et ne fait que remuer davantage de souffrance.

La bonne nouvelle est que ça met en évidence une chose primordiale : nous ne le faisons pas par amour, mais par peur. Ce n’est pas de l’amour, mais de la peur.

À cette déclaration, certains auront du mal à comprendre mon propos, je m’explique donc dans le point suivant.

 

Réinterroger son rapport à l’amour :

l'amour

 

Sur cette citation, je vous demande : Êtes-vous calme et confiant lorsque vous aimez ? Ou êtes-vous passionné(e), comme dans une bulle, au point où vous n’imaginerez plus votre monde sans l’autre ?

Si vous êtes dans la deuxième question, votre amour est donc dirigé par l’ego. Ne vous braquez pas, la société “aime” avec l’ego. L’amour qui nous est présenté depuis des lustres dans les médias, romans, films, poésies, etc… est basé sur un amour “du ventre” : “Je te dévore”, “Tu es à moi”, “Je me sens vide sans toi” et d’autres…

L’ego n’a plus la reconnaissance de son existence grâce à l’autre. C’est donc dramatique pour lui et pour vous, si vous êtes associé à votre ego. Difficile de pardonner la rupture donnée par l’autre dans ce cas, car notre énergie n’est pas tournée vers nous-même.

Lorsque nous ne trouvons pas quelqu’un, nous avons peur de ne jamais trouver. Et lorsque nous l’avons trouvé, nous avons peur de le perdre… Quand est-ce que nous aimons comme la citation ci-dessus alors ? Vous me direz que si nous ne sommes pas attachés à l’autre, si nous n’avons pas peur de le perdre, alors c’est que nous ne l’aimons pas. Grave erreur ! Nous sommes tombés dans le piège de l’amour qui fait vendre le plus, celui qu’on consomme car il nous fait croire que nous pouvons nous déresponsabiliser de nous-même et mener une vie enfin tranquille grâce à l’autre. En gros : “L’autre est enfin là, je n’ai plus besoin de faire des efforts pour être heureux désormais…”

Il est donc important que vous revoyez votre rapport à l’amour. L’autre n’est pas indispensable pour vous aider à vous aimer. Car il s’agit de l’amour que vous vous portez dans cette vie, oui. Si vous portez l’amour en vous, que vous êtes conscient que vous pouvez vous le donner à vous-même au lieu de vous dire que vous avez “tant d’amour à donner” à l’extérieur. Oui, donnez-le vous à vous-même d’abord. Ainsi vous serez à même de partager vraiment quelque chose d’authentique avec quelqu’un d’autre. Une relation apaisée, “entière” et solide.

Le paradoxe est que : plus on est prêt à aimer l’autre inconditionnellement (donc sans conditions particulières), plus il y a des chances qu’il se sente libre d’être ce qu’il est à vos côtés et veuille rester avec vous. Finalement, ce n’est pas si paradoxal si vous vous mettez à sa place.

Il vous faudra alors aimer autrement. Pas par l’ego mais par votre être. C’est un travail que j’ai entrepris moi-même après une rupture et qui peut s’avérer long si vous découvrez cette nouvelle manière d’aimer. Si vous êtes déterminé à aimer de cette façon, vous arriverez à vous pardonner également d’avoir ressenti tout ce que vous avez ressenti. Vous pourrez ainsi vivre plus librement ce qu’est “aimer”. 😉

 

II/ Celui qui “exécute” :

 

La personne qui décide la rupture a souvent le rôle du “bourreau”. Ce n’est pas agréable, surtout quand on l’a senti venir et qu’on a assisté à la dégradation de la relation jusqu’à ce qu’on arrive à ce qu’on savait (quelque part) inévitable. La baisse de désir, le mal-aise en compagnie de l’autre, l’espoir que c’est passager, un(e) partenaire qui se pose des questions et qui est de plus en plus “pressant(e)” ou qui au contraire ne remarque rien et laisse la situation continuer à se dégrader…

D’un point de vue sociétal (duel), on alimente facilement le schéma “bourreau-victime”. Il y a un gentil et un méchant, et devinez qui est le méchant ? Alors qu’il y a rarement du plaisir à être à l’origine d’une rupture : c’est une remise en question totale de notre vision du couple car fut une époque, “on y a cru”. C’est donc aussi une remise en question de soi car comment peut-on se faire confiance si nos ressentis n’ont finalement pas été fiables ? Souvent, un nouveau mode de vie se construit pour s’expérimenter et s’éloigner de l’échec passé vis-à-vis de la relation.

Un éloignement qui se justifie par une décision “dure” qui a été prise. Quitte à avoir le rôle de méchant, autant s’en servir pour ne plus avoir à faire face à “l’échec” qui a été vécu.

Suivant les personnes, le déni peut être présent : nous savons que chaque déni est une manière de se protéger des choses que nous ne voulons pas aborder, ou que nous ne sommes pas prêts à reconnaître. Il est le bienvenue dans une rupture puisqu’il permet de justifier à l’autre que “c’est fini”. Alors qu’en effet, d’autres choses se passent “à l’intérieur”.

 

Se pardonner :

pardon

 

Le plus gros travail sera de se pardonner. Pas de pardonner à l’autre d’avoir rompu, non. Car vous ne pouvez pas vous en vouloir de ce que vous avez ressenties. C’était là et c’était à vous. Peut-être que vous auriez pu interroger ces émotions plus tôt, communiquer avec l’autre oui… mais de nombreux facteurs comme la peur de faire paniquer votre ex-partenaire ou vous-même est une décision émotionnellement difficile à prendre. Surtout dans une période où vous n’êtes pas sûr(e) de ce que vous ressentez. C’est humain.

La culpabilité est néanmoins présente, et pressante lorsque votre ex est évoqué. Le seul moyen de se sentir bien ? Se pardonner d’avoir ressenti les émotions que vous avez ressenti durant la fin de votre relation : votre baisse de désir, votre dégoût, votre agacement ou vos déceptions vis-à-vis de l’autre, etc. Avant, il faut être capable de les reconnaître. Ceci demande une certaine préparation puis une forme intérieure de courage pour affronter ces épisodes peu agréables qui nous montrent en “bourreau”, et en situation d’échec.

Alors, arrêtez de vous juger comme tel(le), car ce n’est pas le jugement que vous avez de vous-même, mais celui de la société. Voyez-vous tel(le) que vous vous êtes senti(e), ce qui n’est pas plus agréable sur le coup : comme une personne dont les ressentis changeaient, peut-être parce qu’elle n’avait pas l’expérience nécessaire pour gérer ce type de situation, au sein d’une relation à l’époque, et n’avait donc pas les informations nécessaires pour faire autrement que de rompre.

Vous voyez, vous êtes juste humain(e).

 

Christophe Allain disait : “Pardonner, c’est se pardonner d’avoir attiré l’expérience qu’on a voulu faire.”

 

Il en va de même pour une relation, car c’est une expérience qui nous apprend énormément d’un point de vue humain. Peut-être avions-nous eu envie d’en apprendre plus sur notre rapport à la vie, et à l’amour en se lançant avec notre ex-partenaire dans cette relation. Nous apprenons ce que c’est de vivre avec l’autre, des émotions que nous ressentons ou des croyances auxquelles nous nous accrochons vis-à-vis “d’être à deux” ; celles qui nous aident et celles qui nous entravent.

Finalement, ceux qui rompent peuvent être également menés à revoir leur rapport à l’amour.

 

Conclusion :

 

Qu’importe si les deux personnes se retrouvent un jour ou non, il faudra que chacun ait fait un minimum du travail évoqué ci-dessus, pour pouvoir entendre et comprendre l’autre dans le respect. Que ce soit un(e) ex transformé(e) ou dans toutes nouvelles relations avec une personne dont on ne soupçonnait pas l’existence. 🙂

Apprenez à aimer ce que vous êtes, dans le calme et la confiance, ainsi vous aimerez tout ce qui se présentera à vous.

 

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