Je suis un Thérapeute Killer, comment m’arrêter ?

thérapeute killer

Vous avez vu de nombreux psychologues, thérapeutes ou psychiatres et ça ne vous a pas apporté grand chose de plus ? Attention, vous êtes peut-être un Thérapeute Killer !

Je suis un thérapeute killer, comment m’arrêter ?

 

Ce terme avait été employé par un de mes enseignants en PNL lors de ma formation et nombreux sont ceux qui ont connu ce genre de cas. Honnêtement, je me soupçonnais moi-même d’en être un !

Et comme j’étais un cas plutôt difficile niveau thérapie, je vais parler de mon expérience : des séances avec ces nombreux thérapeutes que j’ai découragé avant, puis lors de mes études à l’université, ainsi que de mon ressenti face à leur regard.

 

Qu’est-ce qu’un Thérapeute Killer ?

 

Ce qu’on appelle Thérapeute Killer est le patient (ou client) sur lequel la thérapie n’agit pas et décourage volontairement (ou involontairement) le thérapeute.

 

Pourquoi devient-on Thérapeute Killer ?

lâcher-prise

Raison numéro 1 : Manque de lâcher-prise et réfléchir trop !

Dans mon cas, c’était à cause de la suranalyse. Quand vous remettez tout et son contraire en question, vous ne savez plus ce qui est vrai ou faux. Ça ne sert donc à rien de vouloir chercher à convaincre quelqu’un qui vit ainsi puisqu’il cherchera une théorie contraire pour se sentir investi dans le point de vue opposé.

Me concernant, j’accumulais (et incarnais) les connaissances de chaque discipline afin de prendre partie pour la “meilleure”. Erreur, puisque je me suis rendu compte que je voulais choisir la meilleure pour être le meilleur. Or, comme le dit le dicton : “Tu trouveras toujours quelqu’un de plus fort que toi.” Mais mon ego/orgueil étant trop présent, mon perfectionnisme inhumain me dominait à ce moment-là. Entêté, cet état d’esprit ne me garantissait pas plus d’atteindre la “perfection” finalement.

 

Attention les ami(e)s :

Quand on parle de perfection, il s’agit de la perfection dans notre système de pensée seulement. Et pas le modèle de la perfection montrée par le monde ou de la société. De nombreuses personnes m’ont répliqué : “Non, je ne veux pas tout avoir mais…” (moi aussi je l’ai fait). J’ai pu remarqué avec le temps qu’on demandait quand même “tout”.

“Tout” dans ce qu’on souhaite.

Sachez que lorsqu’on a ce que l’on souhaite, on s’ennuie et on finit par en demander plus.

Fermons la parenthèse.

 

Raison numéro 2 : Vouloir toujours avoir raison !

avoir toujours raison

Cette raison est liée au désir de perfection, d’être parfait et de ne faire aucune erreur dans nos choix.

Si vous êtes aussi exigeant avec vous-même, je vous laisse imaginer comment vous l’êtes avec votre thérapeute qui n’est qu’un être humain qui propose de vous aider.

Le Thérapeute Killer ne demande pas d’aide, mais un miracle !

C’est donc pour cette raison qu’il cherchera souvent à retourner le diagnostic du thérapeute au sien et ne fera que s’écouter pendant toute la séance, refusant les informations ne correspondant pas au cadre de ses opinions personnelles.

En gros, il cherchera à avoir toujours raison.

Je me rappelle de ces dizaines de séances passées avec ma psychanalyste, à m’écouter parler tout seul… Ce que je disais était intéressant et je le savais ! Ceci dit, je n’avançais pas réellement puisque je me faisais mousser en imaginant l’impressionner (ça se trouve elle ne m’a jamais aimé haha).

Je cherchais à légitimer mon expérience envers quelqu’un qui avait du métier et lorsqu’elle émettait un doute sur une de mes théories, je cherchais une parade pour lui montrer pourquoi je pensais ainsi au lieu de me remettre en question. 

 

Condamné à être bloqué :

thérapie stagne

En vous donnant cette mission d’être parfait dans votre bien-être ou votre système, vous aspirez sans le savoir à ne plus être humain.

C’est vraiment ce que vous voulez ?

D’accord, vous finirez alors marginal ou dans un asile.

Réveillez-vous ! Ici, c’est le monde réel.

Nous nous sommes incarné(e)s pour vivre l’humanité que ça nous plaise ou non. L’expérience est donc de vivre la puissance comme la faiblesse, le bien comme le mal, l’amour comme la haine. En clair, la dualité.

Si vous choisissez de ne vivre que ce qui est bon du monde ou de vous, vous vous bandez un œil et vous serez plus vulnérable face à la vie. Plus faible lorsque vous ferez face à ce que vous avez toujours refusé de faire face.

Donc, pas du tout comme vous voulez être finalement.

Beaucoup veulent fuir, comme je l’ai fait, puisque la vie est dure quand on n’a décidé de vivre que les bons côtés. Eh ouais, puisqu’elle nous rappelle sans cesse qu’elle a 2 facettes. La drôle et la pas drôle. Ce qui donne naissance à de nombreux coachs de la pensée positive névrosés en début de carrière puisqu’ils se reprennent à chaque fois les pensées “négatives” des autres dans la figure.

Vous ne pouvez qu’accepter la vie dans son entièreté, ce qui nous amène au point suivant.

 

Acceptez vos émotions !

accepter ses émotions

En faisant le Thérapeute Killer, vous n’êtes connecté(e)s qu’à votre imagination. Autrement dit, à ce que votre ego préfère y voir quand il s’ennuie un peu.

Eh oui, puisque nous préférons nous gaver de plaisir immédiats. Rassurez-vous, c’est le cas de tout le monde, surtout avec un système économique qui nous y encourage constamment par les médias TV, radios, internet, panneaux publicitaires, etc. Puisque le message est “Achetez ceci (donc d’extérieur) et vous irez mieux !”.

On a perdu contact avec notre être émotionnel entier ! Et l’entièreté, c’est autant les émotions agréables que désagréables.

Je suis complètement d’accord avec David Laroche quand il dit que les émotions “positives” et “négatives” sont un mythe. En leur donnant cette signification, nous posons un jugement sur elles. Ce qui insinue que certaines émotions devraient être vécues et les autres, interdites.

Vous vous rendez compte que ça n’a aucun sens ?

Voici 2 proverbes millénaires qui représentent bien ceux qui ont essayé de se bander un œil pour aller mieux :

“Chasses le naturel, il revient au galop !”

“Les gens ne changent pas.”

ignorer ses problèmes

Il ne suffit pas de faire comme si un problème n’existe pas pour qu’il disparaisse.

Imaginez qu’un feu se déclenche dans votre maison et que parce que ça vous dérange vous décidez de l’ignorer. Dans quel état sera la maison 2 heures après ? Je vous laisse deviner…

Vous n’acceptez pas vos émotions désagréables parce que vous avez peur qu’elles vous affaiblissent et pourtant, c’est la seule façon de vous libérer !

 

Accepter de rentrer et d’expérimenter le monde que propose le thérapeute :

 

1) Laissez vos croyances :

Ou parlez-en à votre thérapeute si vous savez que vous avez une appréhension, c’est la première chose sur laquelle vous devez échanger lorsque vous allez en thérapie !

De un, ça évitera de perdre du temps et de l’argent pour vous.

De deux, ça évitera aussi au thérapeute de se sentir inutile face à vous.

Bien sûr, je vulgarise.

 

Le but est plus profond :

Plus vite vous attaquer vos doutes vis-à-vis de la thérapie, et plus vite vous savez si le thérapeute sait y faire face et si il veut bien vous accompagner pour vous aider avec franchise et bienveillance ! De plus, ce sera un premier pas conséquent de votre part, autant pour l’autre que pour vous-même. Vous aurez accepté cette crainte que votre suivi ne marche pas, cette crainte d’échouer à nouveau.

Il faut justement l’explorer pour la déjouer.

réussir sa thérapie

 

2) Jouez le jeu :

Acceptez de pratiquer, ou du moins d’appliquer, ce que le thérapeute vous recommande. Vous êtes conscient, vous êtes venu(e) pour ça, alors faites ce suivi à fond pour en récupérer le maximum d’expérience.

Voyez ça comme un jeu. Testez pendant une durée déterminée et observez les résultats que ça vous apporte.

Si vous sentez qu’ils sont bénéfique pour vous, continuez la pratique. Et si vous avez du mal à la continuer, parlez-en à votre thérapeute : il se doit de réadapter.

C’est une façon de vous respecter aussi.

 

Conclusion :

 

Ne plus faire le Thérapeute Killer demande de faire un effort pour lâcher-prise et se laisser porter par l’enseignement de l’autre. Je vous conseille de travailler sur vos émotions en réacceptant que tout n’est pas agréables ou désagréables et que tout change à tout moment. Vous ne pouvez donc pas être parfait, désolé.

Considérez-vous avec plus de douceur et laissez une chance à votre thérapeute, qui n’est lui-même qu’un humain, qui a appris des connaissances pour aider les gens.

Tout seul, on va vite. À deux, on va plus loin.

Proverbe africain

C’est le travail que je vous offre lors des accompagnements suivants : 

Entretien téléphonique – Séance en ligne – Accompagnement mail – Ebooks indispensables

 

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