La suranalyse (mélodrame émotionnel) : Comment l’arrêter ?

Suranalyse
Photo par Gael Davaux

 

La suranalyse est un phénomène récurrent, qu’on peut observer chez les personnes hypersensibles, spirituelles ou tournées vers la psychologie. Dans cet article, j’explique ce qu’elle est, et comment revenir au calme.

 

La suranalyse (mélodrame émotionnel) : Comment l’arrêter ?

 

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La suranalyse :

 

Peut-être vous arrive-t-il de réfléchir énormément sur vous-même. Vous le considérez peut-être comme un travail qui renforce vos connaissances sur votre personne ou les êtres qui vous entourent en général. Peut-être le faite vous n’importe où, à tout moment ; car le monde étant en constant changement, de nouvelles informations résonnent en nous, et méritent d’être développées. Peut-être même avez-vous fait comme moi : suivre une thérapie analytique avec un psychanalyste, ou un psychologue/psychiatre qui était à l’opposé de bavard, pour vider votre sac (qui se remplissait chaque jour de nouvelles choses).

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Suranalyse
Photo par Baudouin

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Je l’ai fait quand j’étais étudiant : j’allais voir une psychologue/psychanalyste dont les séances étaient payées par la mutuelle étudiante. C’est un organisme exclusivement réservé aux étudiants. Je ne vais pas m’en plaindre, j’en ai profité durant la totalité de mes années en Fac de Psycho. Et étant quelqu’un qui réfléchissait H24, c’était plutôt une aubaine de pouvoir parler une fois toutes les 2 semaines.

 

A quoi ça sert de suranalyser ?

 

Suranalyser est un mécanisme très lié à l’ego. Ce dernier veut notre bien à tout prix. Même au prix de notre tranquillité d’esprit ou de notre repos… Rappelons que l’ego est ce qui nous oriente dans ce monde. Il repère ce qu’il est bon de faire pour se nourrir, “s’intégrer”, se faire des amis, être aimé. Bref, être en sécurité. Mais il s’oriente en fonction des codes culturels dans lesquels nous vivons. Plus d’informations sur le rôle de l’ego dans cet article.

Pour cela, il doit être capable d’observer et d’écouter chaque élément, pouvant être susceptible d’éveiller une émotion apaisante, pour vous mettre dans un sentiment de sécurité. Mais parfois, il arrive que certains éléments ne collent pas avec vos croyances ou valeurs. Alors vous remettez en question l’information perçue, puis vous la retournez dans tous les sens. Justement pour y trouver un sens (sécurisant). C’est là que la suranalyse commence, l’ego est en alerte.

 

Suranalyse
Photo par Joan Puigcerver

 

Les risques de la suranalyse à long-terme :

 

Vous pouvez prendre goût à la suranalyse car vous aurez l’impression qu’elle vous apporte une réflexion plus approfondie du monde qui vous entoure. Et vous n’aurez pas tout à fait tort. Seulement, à long-terme, elle est perçue comme un couloir sans fin. C’est un générateur d’émotions fortes mais qui s’épuise rapidement. À l’image de la masturbation intellectuelle dont seul l’ego jouit. Vous vous enliserez dans un dialogue intérieur plein d’incertitudes. Le plus souvent, malgré toute la connaissance que vous aurez de vous ou vis à vis des gens, vous vous sentirez comme “bloqué”, pas entendu ou incompris. Vous aurez l’impression d’être considéré comme “dans votre monde”. Alors que finalement, votre ego n’aspire qu’à votre sécurité, comme vous à votre tranquillité.

 

Dans mon cas, j’ai aimé la suranalyse car elle me permettait parfois de me surprendre intellectuellement. Elle ne satisfaisait que mon ego, qui pouvait se vanter d’avoir compris des choses que la plupart des gens ne comprenaient que plus tardivement. Seulement, eux vivaient : “simplement”. Comme je souhaitais vivre.

 

La suranalyse n’est satisfaisante que pour votre ego. Pour vous, elle ne débouchera que sur de la frustration : une part de vous aime, l’autre en a marre. Laquelle écouter ? Devez-vous suivre forcément l’une d’entre elles seulement ? Et si la solution ce n’était pas donner raison à l’une d’entre elles mais de les mettre d’accord ?

 

Comment arrêter la suranalyse ?

 

Si vous faites de la méditation, vous comprendrez que le principe de “faire le vide” à l’intérieur, couper le dialogue et les pensées, est le strict opposé. Un opposé qui a pourtant prouvé, scientifiquement, de réels bénéfices sur le cerveau.

Pour arrêter la suranalyse, il n’est pas nécessaire de méditer. Quand nous l’observons, nous remarquons que suranalyser, c’est penser et parler. Il n’y a pas de “faire” ou d’agir. Pour la déjouer, il sera alors mieux de mettre en pratique ce que nous connaissons !

 

C’est comme si vous aviez passé des années à dessiner les plan d’un avion, sans jamais l’avoir testé, trouvant toujours une nouvelle pièce qu’il serait “mieux” d’ajouter. Ainsi vous repoussez sans cesse le test, sans être sûr qu’il volera un jour.

Repoussez-vous le test par peur d’échouer ?

 

Un de mes professeurs lorsque j’étais en études disait souvent : “Le mieux est l’ennemi du bien.” Mon côté perfectionniste a compris tout de suite… Et il n’était pas dans la Psychologie mais dans la Prothèse Dentaire. Comme quoi, il n’y a pas que les couronnes ou appareils qui se façonnent.

 

Ainsi, en citant l’abbé Pierre (puisque nous sommes bien partis pour les citations) :

“Il ne faut pas attendre d’être parfait pour faire quelque chose de bien.”

 

En revenant sur la métaphore de notre avion ; c’est un confort illusoire de rester au sol, à attendre d’être prêt à 100%. Vous ne serez jamais prêt à 100% : pour la simple raison que le pourcentage restant ne pourra être fait que par la mise en pratique de vos connaissances. Vous devez vous lever et faire les pas un à un. Ça demande de l’énergie, et l’acceptation que le résultat soit incertain. Car notre ego aime le contrôle certes, qu’on lui dise que tout est prévu à l’avance. Mais il doit accepter que nous le prenons aussi, et que c’est à nous de décider. Il n’y a pas d’échec, que du Feedback (lire article sur le Feedback). L’expérience, quelle qu’elle soit, est un apprentissage. Et croyez-moi, l’ego aimera encore plus lorsque vous aurez accompli une tâche qui vous mènera vers un nouvel horizon.

 

On vous a peut-être dit : “Toujours réfléchir avant d’agir.” Si vous êtes dans la suranalyse, cette citation ne s’adressait pas à vous, mais aux personnes qui sont votre exact opposé ! Alors inversez :

“Toujours agir après avoir réfléchi.” (autrement dit : finissez par prendre une décision.)

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Suranalyse
Photo par Lauren Rushing

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En pratique :

 

Christophe Allain dit (en gros) : “Il n’est pas possible de tout faire bouger par les perceptions subtiles (nos intuitions, nos dons, nos capacités extra-sensorielles etc…), alors on a besoin des expériences pour débloquer les paliers supérieurs dans nos vies.”

Un article a été écrit pour vous aider à plonger dans l’émotion qui vous traverse, afin de la comprendre, sans avoir à broder des histoires autour durant des semaines : Cliquez ici pour le lire.

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Par exemple :

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Je vous invite à transposer une situation de votre vie à celle qui va suivre.

Vous n’osez pas vous inscrire à un cours de gym parce que : vous avez peur de ne pas vous sentir à votre place. Vous trouvez également que les gens sont superficiels, et c’est contraire à vos valeurs, puis vous avez la flemme de faire le trajet jusqu’à la salle…

Or, vous désirez au plus profond de votre être, être fier(e) de vous lorsque vous vous regarderez dans le miroir, de vous sentir bien, d’avoir la sensation d’attaquer la journée sereinement après une séance. Bref, vous en avez envie.

 

Écoutez votre ressenti premier. Faites-le !

 

Si le reste (ne pas vous sentir à votre place, gens superficiels, trajet etc…) représente réellement une contrainte, que vous ne parvenez pas à vous convaincre d’y aller, que ce n’est pas la première fois que ce genre de conflit intérieur arrive, et que cela continue à vous faire souffrir… Une des manières de surmonter cet obstacle est d’établir ce qu’on appelle une “discussion entre parties” lors d’une séance téléphonique. Elle permettra aux part de vous qui ne sont pas d’accord de s’aligner sur un sentiment commun pour réaliser ce que vous voulez vraiment !

De nombreuses personnes qui ont établi ce protocole ont finalement réalisé qu’elles “se faisaient des montagnes”, et qu’elles ne pensaient pas que “c’était si simple en fait”. Je l’aibeaucoup patiqué pour moi-même lorsque je me formais en PNL.

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Conclusion :

 

Vous avez assez réfléchi, acceptez d’agir maintenant ! Car vous avez déjà les outils pour le faire.

 

La suranalyse vous maintient souvent dans l’immobilisme par rapport au monde. Car en effet, il y a “votre” monde, mais il y a “le” monde aussi. Et si vous souhaitez y accomplir votre mission de vie, alors vous vous sentirez sans doute mieux en appliquant ce que vous en apprenez (lire l’article sur la mission de vie ici). On allie ainsi, la pensée à l’action. Ça s’appelle l’efficacité !

Rien ne vous rendra plus heureux, de voir que ce que vous créez est ce que vous ressentez. C’est ainsi que vous prendrez soin de “penser” à une dose que vous mesurerez, et d’accepter de vous reposer.

 

La qualité de vos pensées réside dans les émotions de bien-être qu’elles vous apportent !

 

 

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