Le syndrome de la victime : Qu’est-ce que c’est et comment le déjouer ?

www.saimersoi.com

 

Le syndrome de la “victime”. Ce mot vous hérisse le poil, vous intrigue ou vous parle peut-être… C’est quelque chose de bien plus courant qu’on le pense, surtout quand “être victime” devient culturel.

 

Le syndrome de la victime : Qu’est-ce que c’est et comment le déjouer ?

 

Qu’est-ce que c’est ?

 

Le titre parle de lui-même… Et si vous êtes à lire cet article, c’est que le terme ne vous est pas tout à fait inconnu, de près ou de loin. En fait, je n’aime pas utiliser ce mot “Syndrome”, comme si vous étiez malade… Je m’excuse envers moi-même d’avoir pris ce terme, mais c’était le plus parlant, concret et tape à l’œil. On peut mettre tellement de choses derrière un “syndrome”. D’ailleurs, vous ne le verrez plus après sa définition ! Voici comme je définis donc le “Syndrome” de la victime.

 

Il s’agit du fait qu’une personne se perçoit comme “victime” dans la majorité des situations de sa vie. Comme si elle voyait celle-ci à travers un filtre ou elle en serait la victime.

Pour une définition plus détaillée : cliquez ici.

 

Comment les reconnait-on ?

 

Par exemple, une personne se sentant victime se plaint souvent, rejette la faute de ce qui lui arrive à l’extérieur, se trouve des excuses pour ne pas faire certaines actions etc… Concrètement, ça donne des formulations comme : “J’en ai marre de…”, “C’est à cause de…”, “Oui mais…”, “C’est toujours la même chose…”, “Comme par hasard…” etc…

Oui, vous vous reconnaîtrez peut-être à certains moments de votre quotidien. Mais ce n’est pas vraiment important de se surprendre à faire ces formulations, c’est plutôt la fréquence à laquelle vous les faites, et sans vous surprendre qui importe !

 

 

Pourquoi jouer la victime ?

 

Puisque être victime ne semble être que moyennement “rigolo”, qu’est-ce qui pousse les gens à vouloir être victimes ? L’origine peut se trouver dans le passé. Je vais vous donner un exemple pour illustrer au mieux comment on peut arriver à devenir une victime en partant d’une situation que nombreux d’entre nous ont connu. Cet exemple n’est pas exhaustif et ne donnera pas non plus dans 100% des cas une débouchée sur la victimisation. Encore une fois, le cas par cas est a garder en tête.

 

www.saimersoi.com

 

Par exemple :

 

Une expérience traumatisante d’une maman s’absentant toute la journée, laissant son enfant de 2 ans à une nourrice ou à un autre membre de la famille. L’enfant, n’ayant que très peu la permanence du temps, a juste vu que sa mère était partie et ne sait pas si elle l’a abandonné ou rejeté, alors qu’il estime n’avoir rien fait de mal. Des émotions violentes sont ressenties alors. L’enfant ressent soit de la culpabilité ou de l’injustice, ce qui va l’amener instantanément à la position de victime. Il est en effet victime de cette situation. La mère une fois revenue, il sera soulagé, mais n’oubliera pas cette expérience traumatisante qui restera gravée au niveau de son inconscient. Peut-être même qu’un jour, cet enfant sera amené à pleurer ou à manifester un besoin d’attention accru (à jouer la victime) pour ne plus avoir à refaire face à cette situation où il s’est senti “délaissé”.

 

Tout ceci pour vous dire, que lorsqu’on s’est senti rejeté, abandonné ou impuissant à un moment de notre vie, nous étions “victime”. Victime d’une situation à ce moment là, oui. Hélas, notre ego a tellement bien imprimé l’expérience qu’il est à l’affût du moindre indicateur prouvant que nous vivons une situation de rejet, abandon ou d’impuissance, nous ramenant aisément dans le statut de victime. Relisez cet enchaînement, car c’est ce qui se produit.

 

J’utilise le terme “jouer” car les personnes jouent sans le savoir : elles rejouent la scène du passé. Les émotions sont bien réelles, et elles en sont bien victimes puisqu’elles n’ont pas appris à se responsabiliser vis à vis de ce qui leur arrive. Que me diriez-vous si je vous disais : “Les victimes sont responsables de ce qui leur arrive.” ?

Peut-être vous me jetteriez des pierres comme un malpropre de votre PC, ou peut-être que vous attendriez que je développe. Je vais donc développer pour la deuxième catégorie dont vous faites partie je l’espère 😉 Quand je dis “Les victimes sont responsables de ce qui leur arrive.” en réalité, TOUT LE MONDE est responsable de ce qui lui arrive. Nous prenons des choix, conscients pour la moitié d’entre eux, et inconscient pour l’autre moitié. Et devinez quels sont ceux qui apparaissent dans la réalité ? Les inconscients évidement.

Si vous cherchez à fuir la part enfant de vous qui subit, c’est que vous n’aimez pas une partie de vous-même. Vous serez donc en conflit à chaque fois qu’il cherchera à s’exprimer. Vous résisterez encore, et il reviendra encore. Votre inconscient prendra donc des choix à votre place pour que vous vous occupiez de la part enfant que vous fuyez.

 

Jouer la victime à un avantage :

 

Celui de n’être responsable de rien. Et surtout pas de la partie qui vous demande le plus d’attention et d’efforts de votre part. Nous sommes tous passé, moi le premier, par ces raisonnements qui nous disaient “On verra ça plus tard.” Ceci est une simple fuite, ou alors une incapacité à faire face au problème.

Nous avons donc de plus en plus de personnes demandant à l’extérieur l’amour et l’apaisement dont ils ont manqué. Ceci peut se traduire : une demande de plus de sécurité envers un(e) conjoint(e), de plus de certitudes envers la situation économique, d’un mal-être vis à vis du manque de solidarité des gens etc… Bref, il manque toujours quelque chose que l’extérieur doit apporter lui-même aux victimes, au lieu qu’elles se l’apportent à elles-mêmes.

 

Comment sortir du cercle victimaire ?

www.saimersoi.com

 

1) Repérez les indicateurs, et prenez du recul :

Est-ce une situation où on vous fait une remarque, où vous n’avez pas accompli une tâche, où vous n’avez pas le retour de la vie que vous vouliez à la base… Les indicateurs du présent ne sont pas les mêmes que ceux du passé. Rationalisez la situation tout de suite. Ce que vous ressentez n’a rien à voir avec ce qui se passe au moment présent, mais avec ce que vous avez vécu dans votre passé.

2) Ressentez l’émotion et écoutez-là. Comme vu dans l’article Comment gérer ses émotions ici. Comment nommeriez-vous cette part de vous qui exprime les émotions que vous ressentez, sans la juger. Qu’est-ce que vous ressentez en vous ?

3) Acceptez-la, et acceptez-vous. Apportez tout ce que vous avez à lui apporter. Elle n’est plus victime puisque le mieux à même de la rassuré, c’est vous. Vous serez désormais à ses cotés. Aux cotés de vous-même.

4) Je vous invite à lire cet article qui sera complémentaire à ce que vous venez de lire ici.

 

Conclusion :

 

J’aurai pu développé sur l’aspect socio-culturel qui nous pousse à la tendance victimaire. Je le développerai sûrement dans la vidéo associée à cet article. Dans tous les cas, c’est à vous de prendre conscience de la part enfant qui est restée à son événement traumatique et qui tire un avantage à être victime. À l’époque, c’était utile, désormais ça ne l’est plus.

De nombreux autres articles et des séances sont mis à disposition afin de vous aider dans votre démarche de développement.

 

Si cet article vous a plu, vous pouvez faire un don ; votre argent sera dédié au développement du blog et à ma supervision pour mieux vous aider en tant que thérapeute.

FAIRE UN DON

.

Sinon, partagez cet article pour m’aider à augmenter ma visibilité. 🙂

 

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :