Mieux se connaître et être soi grâce à son côté obscur.

accepter côté obscur

“Allez vers notre côté obscur ? Hors de question !” dirait-on. Cependant, il est une arme indispensable pour mieux se connaître et être soi-même. Je vous explique pourquoi et comment dans cet article.

 

Mieux se connaître et être soi grâce à son côté obscur.

 

Avertissement : Cet article est basé sur des expériences personnelles, dont la mienne. Connaître son côté obscur veut dire l’explorer pour le reconnaître. Il est hors de question de s’y complaire, et vous devez vous en douter si vous me suivez depuis quelque temps déjà 😉

 

La dictature du beau et du bien

société émotions

La société actuelle, ainsi que toutes celles qui ont précédée, a bien ancré ce qu’il était “bon” de faire et ce qui ne l’était pas. Ceci était nécessaire pour rallier un ensemble d’humains sous une même bannière, royaume ou pays, puis vivre ensemble grâce à un ensemble de codes.

Nous vivons depuis tout petit dans un monde duel. La dualité du bien et du mal, vous connaissez.

On nous a dit, pour 99% d’entre nous, qu’il fallait faire le bien. Pourquoi ? Le plus souvent parce qu’on serait récompensé. On nous a interdit à faire le mal en revanche, parce que nous serions puni si nous le faisions !

Le concept duel est ainsi née dans notre esprit et est resté enraciné. Il y a une association émotionnelle à faire le bien : une récompense provoque du bien-être, est une preuve d’amour, nous apporte de la joie, etc. Tandis qu’une punition provoque de la peur, de la tristesse, de la culpabilité et d’autre sentiments désagréables…

L’être humain étant plus attiré par ce qui lui fait du bien s’informera sur ce qui est considérer comme “ce qu’il est bien de faire” dans la société actuelle. De cette façon, il en retirera tous les bénéfices émotionnels agréables pour lui.

 

Pourquoi le mal est éclipsé ?

 

Suite à ce qu’on a vu juste au-dessus, l’être humain va donc favoriser le bien au mal. Normal, vous me direz.

Sauf que ce qui est bien pour nous, ne l’est pas forcément pour l’autre. Il en va de même pour ce qui est mal. Je vous donne un exemple tout bête (et classique) pour illustrer :

“Parce que je suis un garçon, papa m’a bien fait comprendre que ce n’était pas bien de pleurer, donc mal. Aujourd’hui, je refuse de pleurer dans ma vie d’adulte, donc je refoule tous les événements passés de manière plus ou moins consciente. Ce qui provoque chez moi de fortes colères et une fatigue physique parfois importante.”

Nous savons bien que ce genre de comportement à long-terme a donné lieu, pour de nombreuses personnes dans le même cas, à des maladies, burn-out ou divorces, relations sociales conflictuelles, etc.

Bien sûr, chacun est unique et gère mieux que d’autres ce genre d’exemple vécu chez la gente masculine.

Il en va de même pour une petite fille a qui on a dit de ne jamais faire de caprices, alors qu’elle ne faisait qu’exprimer son mécontentement face à une situation. Les parents brident, souvent sans le savoir, les émotions qui nous traversent, parce qu’eux-même se sont fait bridés par vos grands-parents qui eux-mêmes se sont fait bridés par vos arrières grands-parents, etc.

 

En religion (Christianisme)

religion émotions

Nous passerons tout le côté “pouvoir” que l’être humain a expérimenter en se servant de la religion quelle qu’elle soit… Mais dans une religion judéo-chrétienne par exemple, nous avons coupé l’accès à tout ce qu’il y avait en dessous la ceinture, parce que tout ce qui était du domaine de la chair (plaisirs charnels) était considéré comme “mal”. Nous avons tous vu le résultat que cela pouvait engendrer chez certaines personnes : frustration, flagellation (désamour de soi et/ou masochisme), pédophilie, adultères, compensation par le pouvoir (domination et/ou sadisme), etc.

Pourtant, ceci avait une intention positive au départ : celle d’être pure et digne d’aller au paradis. Aller au paradis, c’était être “aimé” par Dieu.

Être aimé. C’est bien de cela dont l’être humain a besoin et dont il réclame. Quoi de plus normal. Un bébé dans ces premier instant a besoin de sécurité et d’amour pour vivre, n’importe quelle recherches scientifiques vous le démontrera.

 

Dans les chakras

chakras être soi

Qu’on y croit ou non, les chakras montrent de manière symbolique la structure non-visible d’un être humain. Les 3 premiers chakras sont consacrés à l’incarnation sur terre. Entre autre, à reconnaître nos faiblesses humaines dans ce monde. Une faiblesse humaine en spiritualité n’est pas vue comme bonne ou mauvaise. Elle est vue pour ce qu’elle est. C’est ce que vous en ferez, par rapport à votre système de valeurs, qui déterminera si votre action est bonne ou mauvaise. Ceci dit, on reste toujours sur votre système personnel et non sur le système de la société dans laquelle vous êtes.

Avoir coupé l’accès à ce qu’il y avait en-dessous la ceinture (religieusement), c’était s’être interdit de se reconnaître en tant qu’humain sur terre avec nos défauts et instabilités.

 

En quoi reconnaître le mauvais en nous est bon ?

 

Comme vous l’avez compris, nous avons diabolisé ce que nous estimons “mauvais” d’exprimer chez nous.

Vous êtes donc libre d’accepter ou non de brider l’expression de vos émotions. Pleurer lorsque vous vous sentez mal peut alors être une occasion de se décharger d’une émotion fortement désagréable passée. Exprimer son point de vue peut de passer de caprice à une simple “affirmation de soi”.

Il est là, le côté que vous considéreriez “obscur”. Ce côté n’est obscur qu’aux yeux de ce qu’a établi la société actuelle.

 

Psychanalyse

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Lorsque que la psychanalyse est arrivée au début des années 1900, elle a dérangé. Pourquoi ? Parce que Freud parlait de théories sexuelles infantiles, qui sous-entendaient que nos enfants, si “pures”, pouvaient avoir des désirs sexuels (“mal” dans une société judéo-chrétienne). Cet exemple, avec de nombreux autres, montre que l’être humain a eu du mal à revenir sur ses erreurs, parce que c’est ce qu’il a fait de mal justement.

Les gens ont du mal à reconnaître ce qu’ils font de mal encore aujourd’hui. De mal par rapport à ce qu’on leur a enseigné : reconnaître qu’on a parfois envie de pleurer mais qu’on s’en empêche parce que “papa a dit que c’était pas bien.”, reconnaître qu’on a envie de dire son avis mais qu’il faut se taire parce que “maman a dit que ce n’était pas digne d’une petite fille bien élevée.”, etc. Ajoutons à ça la peur de la punition risquée.

 

Remarque CAPITALE : Avant d’accepter, se présente le Pardon. Pardonnez-vous de ne pas être celui que vous auriez voulu être dans la situation qui vous chagrine. C’est une reconnaissance d’amour envers ce que vous êtes.

 

Reconnaître l’ombre, c’est s’aligner

côté obscur

Dans une société occidentale, il est plus facile de “rêver” puisque nous ne sommes plus préoccupés par nos besoins primaires. Les besoins primaires sont préoccupants lorsque nous vivons dans un environnement hostile et que nous cherchons comment faire pour nous abriter ou manger aujourd’hui.

C’est la situation que connaissent les sociétés du tiers-monde. Il n’est moins difficile pour eux d’accepter leurs failles en tant qu’êtres humains puisqu’ils y sont souvent confrontés. Lorsque celles-ci deviennent trop gênantes, ils n’hésitent pas à les ritualiser (chamanisme, exorcisme, offrandes à un Dieu, etc.). Nous n’osons plus nous laisser porter ainsi puisque nous sommes dans une société qui a banni la religion à cause de ses dérives. Nous sommes passés d’un extrême à un autre. Le juste-milieu est en effet une notion difficile à comprendre pour l’être humain lorsqu’il a appris les codes de la dualité sur le bien et le mal.

En spiritualité, l’alignement des chakras ne se fait que lorsqu’on reconnaît autant un côté que l’autre. Il n’y a plus de bien et de mal, mais lumière et ombre. La lumière a besoin de l’ombre pour exister et l’ombre pareil. Ne vouloir que la lumière, c’est être incohérent envers soi. C’est pur cela que de nombreuses personnes disent “Je suis pommé(e)s” puisqu’elles sont incohérentes avec elles-mêmes. Elles ne savent donc plus ce qu’elles veulent vraiment dans leur vie.

 

Comment reconnaître notre côté obscur sans qu’il nous emporte ?

s'accepter

Reconnaître son côté obscur ne veut pas dire le devenir.

Je rencontre de nombreuses personnes qui font cette confusion, leur empêchant de se libérer des blocages qui les épuisent :

Ce n’est donc pas parce que vous pleurerez lorsque vous aurez envie de de le faire que vous deviendrez une “pleureuse” et que ça arrivera systématiquement. Ce n’est pas parce que vous donnerez votre avis personnel lorsque vous aurez envie de le faire que vous deviendrez un(e) “connasse (ou connard)” prétentieux(se) qui ne prendra jamais en compte l’avis des autres. Regardez des bêtises sur internet ou à la télé si ça vous fait du bien, ça ne vous définira pas comme une personne “débile” pour autant ! Etc.

Présupposé de PNL : Votre attitude n’est pas ce que vous êtes.

L’idée est que plus vous empêcherez vos envies d’entrez dans votre quotidien, plus elles y entreront par effraction. Ce qui veut dire que vous serez confronté(e) à des situations auxquelles vous ne voulez pas être confronté(e). Oui, comme par hasard. Ceci n’est que votre inconscient qui décide de vous montrer le travail qu’il vous reste à faire.

La vie est un si bon professeur que si tu ne comprends pas une leçon, elle te la répétera jusqu’à ce que tu la comprennes.

Ne cherchez donc pas à fuir mais à faire face.

 

Vivre, c’est affronter

Affronter, en vous permettant d’être ce que vous n’avez jamais osé être. Seul(e), vous pouvez vous imaginer vivre les situations dans votre tête, en vous imaginant vivre les choses de la façon dont vous vous étiez interdit de vivre.

Bien sûr, je recommande de faire un travail personnel, comme je l’effectue avec les personnes que je rencontre, avant de vous lancer directement sur le terrain. Si vous en ressentez le besoin, je vous invite à échanger ensemble en me contactant à jocelyn@saimersoi.com afin d’y travailler plus en profondeur.

 

Conclusion

 

Vous l’aurez compris, votre côté obscur ne l’est pas réellement. Il est défini par autrui comme tel. Votre travail sera à faire au niveau de vos croyances limitantes : “Si je m’autorise à faire ça, je ne serai alors qu’un(e)…” Posez-vous la question de “Qui a dit ça ?” car ceci vous permettra d’identifier les pensées qui sont les vôtres et celles qui ne le sont pas.

C’est une technique parmi tant d’autres que j’applique lors des séances en lignes ou entretiens téléphoniques que je fais avec les personnes que je rencontre.

 

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