Pourquoi j’ai arrêté ma psychanalyse ?

arrêter ma psychanalyse

Quelques temps après mon passage en université, j’ai arrêté de voir ma psychanalyste. Il y avait du bon comme du moins bon. Je vous en parle dans cet article.

 

Pourquoi j’ai arrêté ma psychanalyse ?

 

Pourquoi je suis allé voir une psychanalyste ?

étudiant psychothérapie

Nous étions en 2012, j’entrais tout juste en Fac de Psychologie pour faire, pour la première fois de ma vie, des études qui me plaisait à moi et non à mes parents ou à mon entourage. Je venais de faire 6 mois de psychothérapie avec une psychologue, puisque auparavant, j’étais dans la vie active où je me posais beaucoup de questions sur moi-même et mon orientation dans tout ce que je faisais, et étais. Je faisais un déni sur le lien avec l’adoption à l’époque.

Cette année devait donc être une nouvelle page : celle d’une vie étudiante devant être riche en expériences et relations.

Et pour la réussir au mieux, j’ai continué le travail sur moi grâce à un organisme qui proposait spécialement un accompagnement thérapeutique, par divers professionnels, auprès des étudiants en psychologie de mon université. Les séances étant payées par la mutuelle, c’était totalement gagnant pour moi.

Je me suis retrouvé devant une femme âgée, orientée psychanalyse, et qui portait mon homonyme féminin. Une drôle de coïncidence même si je n’étais pas emballé par le premier regard que j’avais eu sur elle.

Le changement de thérapeute ne m’avait pas particulièrement gêné, puisque j’avais décidé que j’étais là pour travailler sur moi ! C’est donc comme des collègues que nous nous sommes mis au boulot, bien qu’évidemment, c’est moi qui parlait le plus.

La fréquence des rendez-vous se faisait une fois toutes les 2 semaines. J’en voulais plus !

Je demandais alors à ma psy si nous pouvions augmenter rencontres, mais ce n’était pas quelque chose qu’elle me recommandait, toujours à demi-mot vu qu’un(e) psychanalyste “à l’ancienne” reste souvent mystérieux 😉

Je ne sais pas si elle a eu raison ou tort mais je me suis quand même bien contenté des séances avec elle.

 

Les bénéfices que j’ai pu en tirer :

faire une psychanalyse

Cette analyse m’a permis de “me maintenir”.

En effet, durant cette période, beaucoup de choses me traversaient : mes inquiétudes vis-à-vis de mes relations sociales, sentimentales, mon incertitudes vis-à-vis de mon avenir professionnel puisque j’étais tout sauf scolaire (ce qu’est l’université), tout ça motivé par un idéal personnel de perfection inhumain.

C’est-à-dire que si la vie que j’avais ne collait pas à la vie que je voulais, ça n’allait pas, mais vraiment pas du tout. Comme beaucoup de personnes l’ont dit et le redisent : “Tout ne se passait pas comme je le voulais” et ça me faisait peur.

Tout était alors perçu comme une souffrance et chaque événement du plus grand au plus petit passait sous mon raisonnement analytique pour lui trouver un sens qui le rendrait moins douloureux.

La psychanalyse m’a donc permis d’évacuer tout ceci, toutes les réflexions que je me faisais, toutes ces recherches personnelles qui trouvaient un intérêt puisqu’elles étaient exprimées auprès de ma psychanalyste, près d’une heure, toutes les 2 semaines.

Je pouvais enfin évacuer mes raisonnements intellectuels complexes auprès de quelqu’un capable de comprendre, puisque dans la même branche que moi.

Vous savez quoi ? Ça me faisait du bien !

Mes amis me disaient : “Tu te prends trop la tête Jocelyn.” Ce qui ne suffisait pas à étancher ma soif d’apprentissage sur la vie et sur moi-même. Là, j’avais quelqu’un de mon niveau qui m’écoutait et essayait au moins de me comprendre.

Durant ces 4 années avec elle, mes raisonnements trouvaient un sens et valait la peine d’être exprimés puis étudiés avec quelqu’un. Donc, si je n’avais pas eu accès à cette analyse, j’aurai peut-être “explosé”… sinon j’aurai peut-être aussi écrit des cahiers entiers de réflexion pour me soulager (ou bien autre chose).

 

Pourquoi ça s’est arrêté et les pièges :

arrêter sa psychanalyse

Cette analyse n’était pas une thérapie selon moi.

Une thérapie mène à la résolution d’une problématique pour que le client puisse passer à autre chose. Dans mon cas, cette analyse a juste été une sorte d’anti-douleur, ne résolvant pas le problème de fond mais le rendant néanmoins plus supportable.

Je ne dis pas que c’était de la faute de ma psy ou de la psychanalyse elle-même. Dans cette thérapie, nous avons été tout les deux responsables de ce “vol stationnaire”.

Ma psychanalyste écoutait (90% de la séance), et relançait sur des mots que j’avais prononcé (10%). Je savais alors que c’était une indication à creuser et je fonçais ! Cependant, elle ne donnait pas de conseils ou son avis, en tout cas jamais de manière directe. Même quand je commençais à le lui demander sur la fin, elle ne s’exprimait qu’à demi-mot. Il y avait une logique d’humilité très poussée, dans sa façon de faire, représentative de l’exercice de la psychanalyse à l’ancienne. Conseiller, ce n’était donc vraiment pas son truc.

De mon côté, je parlais beaucoup et parfois beaucoup trop… Je finissais rapidement par noyer ma problématique au sein d’autres problématiques, ce qui faisait qu’on perdait l’objectif de la séance. De plus, je finissais par me vanter personnellement par les raisonnements que j’étais capable d’exprimer. Ce n’était qu’une démonstration de force face à ma psychanalyste pour lui montrer : “Regardez ce que j’ai compris à mon jeune âge ! Vous êtes épatée hein ?” Beaucoup d’orgueil (d’ego) s’est mêlée à cette thérapie, la rendant stationnaire et répétitive.

Le piège est quand on finit par ne s’écouter que soi-même pour seulement impressionner l’autre, en se mettant comme “au-dessus” de lui. Bien sûr, ce n’est pas fait de manière consciente, mais la question de base est donc, sommes-nous vraiment venu à cette séance pour arranger notre problème ou pour parler de soi ?

J’en ai pris conscience avec le temps, et ai décidé d’arrêter progressivement mes séances.

 

La dernière séance :

Ceci dit, mes échanges avec ma psy m’ont manqué. Le transfert était bien passé ; elle avait l’image d’une mère à mes yeux.

Après un an d’absence, je suis revenu la voir une dernière fois pour lui expliquer le nouveau chemin qui se présentait à moi, celui de ma découverte sur ma blessure primitive en tant qu’adopté et celui de la spiritualité. Tout ça m’a fait prendre conscience qu’il me fallait (pour moi) agir, plutôt que de continuer à parler, pour pouvoir réaliser ce que je voulais obtenir dans ce monde.

Nous avions fini sur le sujet de la mort, peut-être que quelque chose devait “mourir pour renaître” en effet.

J’avais accumulé trop de connaissances non-utilisées. Même si nous apprenons toute notre vie, et que j’ai connu de nouvelles problématiques par la suite, je sais désormais comment les surmonter grâce aux ressources qui sont déjà en moi. Puisque Théorie ne va pas sans Pratique dans cette vie 😉

 

Conclusion :

arrêter sa psychothérapie

Les conséquences de cette décision m’ont mener à me prendre en main et à ne plus dépendre d’un professionnel. Ceci m’a permis d’assurer et d’assumer mon autonomie, chose dont je déclinais la responsabilité auparavant.

Car oui, c’était un confort d’avoir quelqu’un qui nous écoute en permanence, mais le but a été détourné par moi-même. Il ne s’agissait plus de résoudre une problématique mais de rester dans ce confort.

Or, une thérapie n’est pas se bercer de belles paroles et de vous éviter les aléas de la vie. Une thérapie vous apprend à les vivre plus sereinement par vous-même, et pour cela, vous devez passer par comprendre et faire face à ce qui ne va pas chez vous : votre enfant intérieur ou votre part “fragile” / en souffrance. Inutile d’essayer de couvrir sa voix en parlant plus fort qu’elle, elle est plus endurante que vous et se remanifestera jusqu’à ce que vous ayez pris le temps de l’écouter

J’ai compris ça en plus des recherches personnelles que j’ai fait sur moi-même avant, pendant et après mon analyse qui a durée 4 ans. Je me suis formée seul à la Communication Non-Violente grâce aux vidéos d’Isabelle Padovani, où j’ai pris conscience de mes parts intérieures et de comment les faire communiquer entre elles. J’ai plongé dans la Programmation Neuro-Linguistique et l’hypnose, où j’ai fait face à mes émotions et aux ressources disponibles de mon esprit.

Aujourd’hui, j’ai formé mon propre style, dans ma façon d’accompagner les autres, qui est une combinaison de tout ce que j’ai pu apprendre en partie grâce à ce raisonnement excessif que j’ai pu développer pendant mon analyse 😉

 

Voici le travail que je propose avec chacun :

Entretien téléphonique – Séance en ligne – Accompagnement mail – Ebooks indispensables

 

Aucune expérience ne sert à rien, chacune fait ce que nous sommes aujourd’hui, l’intérêt principal est de savoir ce qu’on va en retirer de meilleur, autrement dit : “comment transformer l’ombre en lumière”.

 

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