Qu’est-ce que l’ego (le mental) ?

 

l'ego
Photo par Tangi Bertin

 

Au cours de nombreux articles, je parle souvent de l’ego. Je me dois donc de vous expliquer ce qu’il est, puisqu’il provoque de nombreux débats autant dans le monde psychologique, philosophique et du développement personnel.

 

L’ego en développement personnel :

 

L’ego est le principal moteur en développement personnel. Surtout dans celui enseigné dans le monde de l’entreprise : être fier en réalisant des objectifs qu’on a fixé, agir par l’action, redoubler d’efforts (même/surtout quand on n’en a pas envie) etc…

Je parlais du “Soi fierté” dans mon autre blog. Il s’agit de se sentir “vivant” par le fait de réaliser de nombreux actes répondant aux codes du monde extérieur. On se sent alors “plus performant”, “plus grand”,”plus fort”, “plus productif” etc… C’est bon de ressentir de telles choses, mais si elles sont issues de réalisations extérieures, elles seront éphémères.

Il est donc nécessaire de réaliser d’autres actes par la suite, car l’ego ramène généralement la question de votre utilité : “Et maintenant ?”, “Suis-je utile ?”, “Est-ce que ce que je fais à un sens ?”, “Qu’est-ce que ça a changé ?”… Des questions, qui finalement, remettent en question ce sur quoi vous êtes censé travailler : votre Soi.

 

Je ne parlerai pas de l’ego en Psychologie ou Philosophie, puisque d’autres le feront mieux que moi. Et que, dans ce blog, je reste dans une démarche de trouver l’accord de soi par les émotions qui nous traversent, celles qui nous parlent et viennent du plus profond de notre être.

 

L’ego, bon ou mauvais ?

 

L’ego survie…

 

Le rôle de l’ego est d’assurer votre survie. Si nous n’avions pas d’ego, nous ne trouverons aucun intérêt à nous protéger de tout ce qui nous agresse. Nous laisserions les menaces, de tout type, pleuvoir sur nous. Ainsi la race humaine n’aurait pas fait long feu, ni les êtres vivants. Nous n’aurions pas pu réaliser ce que nous, en tant qu’âme (Soi), aurions du réaliser dans ce monde. Par exemple : vivre l’expérience de la joie, de l’amour, de la souffrance, de la colère… Or, pour vivre tout ceci, il faut rester en vie, et donc avoir des craintes.

Des craintes qui sont, finalement, toutes liées à la mort. Mort physique, ou de l’ego. Par exemple : regarder avant de traverser une route, ou éviter de se faire humilier par quelqu’un.

L’ego est donc bon en ce sens. Celui de nous aider à rester en vie, et d’expérimenter ce que nous sommes venus expérimenter dans le monde actuel.

 

Mais ne vit pas.

 

L’ego est en alerte constante. Il cherche en chaque élément la menace potentielle, afin que nous anticipions pour préserver notre “bien”-être. Car le but est bien de nous protéger. Quand il n’y a plus de menaces physiques comme à la préhistoire, il n’a plus vraiment d’utilité, ce qui le rapproche de sa propre mort. Une mort qui n’arrivera jamais en réalité, puisque l’ego est un fondement de base humain, qui apprend à se gérer tout au long de la vie. C’est à nous d’en prendre la responsabilité afin de lui donner la place “juste” qui lui sera attribuée. La méditation y aide par ce principe millénaire, qui est de faire le vide. Le livre “On est foutu, on pense trop” est l’un de ces livres de “méditation active” qui aident à le faire également (voir l’article qui en parle ici).

Si l’ego n’a donc plus de menaces physiques, il devra alors se concentrer sur un autre type de menace : tout ce qui le touche émotionnellement, et lui rappelle une blessure profonde du passé où il s’est senti menacé de manière “viscérale” (physique).

C’est pour cela que l’ego est toujours présent, de par nos pensées permanentes, de son coté “alerte” dans les interactions avec autrui ou dans les tâches que nous accomplissons (pour d’autres ?). De telle manière, que nous ne sommes plus à “ce que c’est de vivre”.

 

L’ego, entre désir et incapacité de vivre :

 

Pensée et ego
Photo par Japanexperterna.se

 

Paradoxalement, l’ego veut préserver la vie mais se l’interdit.

 

Vivre, c’est reconnaître ce qu’on est dans sa totalité.

 

La totalité représente autant les parts lumineuses, que les parts obscures… Et si vous avez bien compris ce que vous venez de lire précédemment, les parts obscures effraient l’ego. Ce sont ces parts là qui sont nées d’expériences effrayantes dans le passé, qui ont bouleversé au plus profond notre structure mentale.

C’est aussi pour cette raison que l’ego aura du mal à appréhender de nouvelles informations, qu’elles soient issues de ce monde-ci ou du monde “subtil”, puisque l’ego a besoin de se saisir / de contrôler des informations pour les expliquer. Et ainsi, d’être protégé. Tel le scientifique qui ne sera rassuré que quand il aura réuni tous les éléments pour prouver un fait.

 

En Spiritualité :

Être sous une pluie d’informations inexplicables peut rendre fou, par exemple : un éveil trop “brusque” (Kundalini). Car l’ego ne se sent en sécurité que dans un monde où il arrive à anticiper sa survie, à expliquer comment il “faut” faire et ne pas faire les choses. Pour lui, les informations inexplicables ne sont pas des outils utilisables dans ce monde. Elles ne sont que déconcertantes.

 

Conclusion :

 

Notre ego est à voir comme un allié inquiet, et non comme un ennemi à combattre comme le font maladroitement certains courants spirituels “New Age”. Un allié inquiet que l’on peut rassurer par des mots, calmer par des émotions. Mais pour cela, il faudra faire un pas vers lui. Lui pardonner tous les blocages qu’il engendre, accepter qu’il est un gardien entêté, mais qui veut notre bien. Il est l’ensemble de nos facettes subconscientes (voir l’article, qui s’ouvrira dans un autre onglet, ici). L’écouter, c’est chercher l’accord avec soi. C’est le travail que je permets à mes lecteurs au fil des accompagnements.

 

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